Le feu d’artifice Don Pasquale au Palais Garnier

Mais comment faisaient-ils, ces compositeurs du temps passé? Étaient-ils en prise directe avec le bon Dieu? Appartenaient-ils à une autre race (plus vive, plus immédiate)? Les grands Italiens de la première moitié du XIXe siècle jouissaient en effet d’une facilité déconcertante: ils savaient composer un opéra comme d’autres mitonnent un gâteau. On sait que Rossini «pondit» son Barbier de Séville en deux semaines. Il semble que Donizetti (à qui l’on doit 71 opéras, en moins de trente ans!) ait pour sa part concocté Don Pasquale en onze jours…

Ce ne serait là qu’une banale performance si l’œuvre n’était devenue l’un des plus purs chefs-d’œuvre du genre «buffa», ne quittant plus les scènes lyriques du monde entier depuis sa création, à Paris, en 1843. Il semblerait d’ailleurs que les conditions de sa première exécution eussent été tendues, car l’orchestre ne goûtait pas la musique et les relations étaient orageuses avec le compositeur. Créée au Théâtre-Italien (dans la jolie salle Ventadour, devenue depuis la salle de sport de la Banque de France!), l’œuvre n’en a pas moins remporté un succès instantané, qui ne s’est jamais démenti.

Il faut dire que Don Pasquale est une œuvre assez parfaite, dans son format et son esprit. Sur un livret très «commedia dell’arte» (un barbon épouse une jeune cocotte qui s’avère une harpie), Donizetti a composé une musique tour à tour drôle et élégiaque, qui fait le miel de chanteurs-acteurs. Il faut d’ailleurs beaucoup de présence scénique pour bien incarner les personnages de Don Pasquale.

Délicatesse et subtilité

Cette présence, les interprètes de la délicieuse production de Damiano Michieletto l’avaient, voici un an, au Palais Garnier. Le public parisien se souviendra de l’abattage du baryton Florian Sempey et du charme ravageur de Nadine Sierra, laquelle sait conjuguer une sûreté vocale et un sex-appeal à nul autre pareil.

Pour cette reprise, leurs rôles seront incarnés par Christian Senn et Pretty Yende. Si elle n’a pas le peps yankee de Nadine Sierra, la soprano sud-africaine devrait être à son aise dans le personnage de Norina, à qui elle devrait conférer plus de délicatesse et de subtilité. On retrouvera également Michele Pertusi dans le rôle-titre.

Enfin, la gouleyante mise en scène de Michieletto devrait assurer une belle cohésion à l’ensemble. Véritable feu d’artifice visuel (qui en a irrité certains, lesquels bougonnaient devant des effets qui prenaient – à leurs yeux – le pas sur l’œuvre elle-même), cette production est souvent hilarante, avec un (contre) emploi de la vidéo d’une constante drôlerie. Après avoir fort bien défendu Les Huguenots, à l’automne dernier, le jeune chef Michele Mariotti redescend dans la fosse de l’opéra pour ce qui est, au vrai, une œuvre fondamentalement parisienne.

«Don Pasquale», Opéra Garnier, Place de l’Opéra (IXe). Tél.: 08 92 89 90 90. Dates: du 22 mars au 16 avril 2019 à 19 h 30. Places: de 25 à 181 €.

Article source: http://www.lefigaro.fr/musique/le-feu-d-artifice-don-pasquale-au-palais-garnier-20190322

Croissance en France : « Il n’y a pas de quoi tirer un feu d’artifice », dit François Lenglet

L’Institut de statistiques français, l’INSEE, a publié sa note de conjoncture, ce mercredi 20 mars. Nos météorologues de l’économie nous prévoit un temps pas si mauvais : +0.3% de croissance pour chacun des deux premiers trimestres de l’année 2019. Ça représente une croissance de 1.1% au moins pour le seul premier semestre. 

Avec des créations d’emploi honorables, 85.000 sur les six premiers mois de l’année, c’est à peu près comme 2018. Et puis le pouvoir d’achat est en forte hausse +1.8% au premier semestre encore par rapport à la même période l’an dernier. C’est une bonne petite année, moyenne-plus.

Pourtant il y a eu un effet « gilets jaunes » sur l’activité. Mais non seulement ça n’a pas pénalisé la croissance mais ça l’a au contraire soutenue. Ce n’est pas le mouvement des « gilets jaunes » en lui-même qui a été profitable mais les mesures qu’il a déclenché : les quelques milliards d’euros décidés en décembre en particulier avec l’augmentation de la prime d’activité. 

À lire aussi


Bruno Le Maire quittant le Palais de l'Elysée

Gilets jaunes

Une augmentation des revenus modestes ça se traduit instantanément et intégralement par un surcroît de consommation parce que ça n’est quasiment pas épargné. Ce n’est pas forcément de la consommation de produits français. On va probablement voir le déficit commercial s’aggraver encore mais ça fait au moins tourner les magasins. 

Où en est-on par rapport à nos voisins européens ?

En 2019, la France va faire légèrement mieux en croissance que la Zone euro pour la première fois depuis 2013. Et elle devrait faire mieux que l’Allemagne pour la première fois depuis 10 ans. L’Allemagne s’attend à une croissance de 1% seulement c’est-à-dire moins que ce que doit faire la France sur le premier semestre. 

Quand on comprend pourquoi on est devant l’Allemagne, c’est quand même un peu moins positif. D’abord, on baisse moins que les autres parce qu’on est monté moins que les autres. L’économie française est bien plus inerte que celle de ses voisins à cause du poids de la dépense publique considérable en France, qui joue le rôle de stabilisateur. Ensuite, le premier semestre doit beaucoup aux mesures « gilets jaunes », mesures qui sont financées par de la dette. 

Si on résume, l’État emprunte à 10 ans pour financer les achats par les ménages français de téléviseurs fabriqués en Chine. Il n’y a pas de quoi tirer un feu d’artifice.  

Notre première place n’est-elle pas très vertueuse ?

L’Allemagne aurait donc une croissance deux fois plus faible que celle de la France cette année. Mais avec ce niveau d’activité elle parvient à dégager un excédent budgétaire annuel de quelques 60 milliards d’euros quand nous sommes, en France, sur une tendance parfaitement opposée avec 80 milliards de déficit. 

Idem pour le chômage, où l’Allemagne est à 3.3% quand la France est restée à près de 9%. En clair, sur la croissance on va peut-être décrocher le maillot jaune grâce aux gilets du même nom mais sur le reste il y a encore quelques cols à grimper. 


Lire la suite

Article source: https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/croissance-en-france-il-n-y-a-pas-de-quoi-tirer-un-feu-d-artifice-dit-francois-lenglet-7797250385

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Avec des créations d’emploi honorables, 85.000 sur les six premiers mois de l’année, c’est à peu près comme 2018. Et puis le pouvoir d’achat est en forte hausse +1.8% au premier semestre encore par rapport à la même période l’an dernier. C’est une bonne petite année, moyenne-plus.

Pourtant il y a eu un effet « gilets jaunes » sur l’activité. Mais non seulement ça n’a pas pénalisé la croissance mais ça l’a au contraire soutenue. Ce n’est pas le mouvement des « gilets jaunes » en lui-même qui a été profitable mais les mesures qu’il a déclenché : les quelques milliards d’euros décidés en décembre en particulier avec l’augmentation de la prime d’activité. 

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Spectacle sur le Vieux Port, feu d’artifice, cours de cuisine et marché géants… Une grande fête de la gastronomie à Marseille fin juin – Frequence

Il est temps de réserver son weekend à Marseille ! Les 28, 29 et 30 juin vont être un concentré de l’année gastronomique en Provence avec six temps forts organisés à Marseille:

Un grand spectacle musical et pyrotechnique le vendredi 28 juin sur le Vieux Port

Dans la lignée des grands temps forts de MP2013 ou plus récemment de MP2018, l’année de la Gastronomie va transformer à son tour le Vieux Port en une immense scène de spectacle le vendredi 28 juin.

Pendant près de quatre heures, le spectacle plongera le public dans une immersion totale : un show de feu, de lumière, de danse, de musique et surtout de poésie.

Dès 20h, différents groupes de musique envahiront les quais tout autour du Vieux Port. 

Au fur et à mesure que la nuit tombera, un mapping géant sera projeté sur les façades des immeubles du Vieux Port.

Dès 22h30, le fête passe au plat de résistance avec un grand spectalce pyro-mélodique.

Au milieu du bassin du Lacydon, un bateau illuminé arrivera avec sur son pont des artistes. Le spectacle prendra ensuite de la hauteur avec des danseurs suspendus à 30m du sol. Pour l’occasion, des grues vont être installées à proximité du Quai des Belges (Quai de la Fraternité).
Ce spectacle devrait durer environ trois quarts d’heure. Et parmi les auteurs de sa bande son, on peut souligner la présence du guitariste de la Manonegra.

Le bouquet final du spectacle sera pyro-mélodique: On ne peut pas le qualifier de feu d’artifice, mais de nombreuses fusées d’artifice seront néanmoins lancées depuis le bassin du Vieux Port et le Fort d’Entrecasteaux.

Le spectacle est confié à plusieurs compagnies: Motus Modules et l’Atelier de l’Evénement pour la partie aérienne et pyrotechnique, et Kolektif Alambik pour le mapping sur les immeubles.

Le Vieux Port sera entièrement piétonnisé pour l’occasion. Et le spectacle devrait être particulièrement bien visible entre La Criée et l’Hôtel de Ville.

Vendredi 28 juin. Dès 20h sur le Vieux Port. Spectacle Pyro-mélodique dès 22h30.

La grande halle: un marché des producteurs XXL tout autour du Vieux Port

Avant le spectacle et durant les trois jours, une immense halle à ciel ouvert va s’installer sur les quais du Vieux Port. »Une farandole de saveurs, de senteurs (et) de couleurs embaume(ra) les quais ».

Sur plusieurs centaines de mètres, ce sera donc un grand marché de producteurs régionaux exclusivement. 

« Expositions, rencontres avec les producteurs, dégustations, corners enfants, ateliers participatifs, arblres à recette et espaces de cooking show ».

Une belle offre de restauration sera aussi proposée par les différents restaurants partenaires.

Vendredi dès 18h, samedi 10h 19h, dimanche 10h 18h. Sur les quais du Vieux Port (secteur Ombrière/ Quai des Belges en priorité).

L’ouverture de MP2018, en février 2018 sur le Vieux Port

La rue de la République devient la Rue de la gastronomie

On connaissait le Pavillon M en 2013, voici la Rue de la Gastronomie.

Cinq lieux éphémères vont être aménagés pour accueillir le public durant trois mois, mais aussi proposer des rendez-vous et des ateliers culinaires.

Des lieux éphémères, tous installés dans des emplacement vacants de la Rue de la République. « un moyen de vivre et d’expérimenter la gastronomie provençale ». 

« Pop-up restaurant et pop-up store, véritable vitrine des chefs, des producteurs et artisans des villes et villages de Provence ».

Le plus grand cours de cuisine du monde

Lionel Lévy, le chef étoilé de l’Intercontinental s’est lancé le défi de proposer la réalisation d’une de ses recettes signature avec 1000 participants. 

Un sacré défi à relever: 50 chefs encadreront les participants sur la Place Bargemon, des écrans géants diffuseront en direct ce « cook-show » qui devrait durer environ deux heures.

Vendredi 28 juin dès 18h sur la Place Villeneuve Bargemon

Ouvert à tous, inscription en ligne sur www.mpg2019.com d’ici quelques semaines.

Un marché antigaspi

Pas question de gaspiller la nourriture ! Une cinquantaine d’exposants vont sensibiliser le public, mais aussi les professionnels, commerçants et restaurateurs. Objectif: trouver des bonnes pratiques pour utliser au mieux les restes d’une recette et limiter les déchets.

Vendredi dès 18h, samedi 10h 19h, dimanche 10h 18h. Sur la Place Charles de Gaulle.

Un dimanche de la Canebière et le bal du Grand Jardin

Pour terminer ce weekend, on remonte légèrement en direction de la Canebière. Le dernier Dimanche de la Canebière de la saison sera consacré à la gastronomie. En point d’orgue, le weekend se terminera par un grand bal.

 Dimanche 30 juin, 11h-18h sur la Canebière

 

Article source: https://www.frequence-sud.fr/art-61287-spectacle_sur_le_vieux_port__feu_d_artifice__cours_de_cuisine_et_marche_geants____une_grande_fete_de_la_gastronomie_a_marseille_fin_juin_marseille

Pontivy. Un feu d’artifice tiré le 3 avril

Laurence Kersuzan, adjointe au maire en charge de la culture, et Dominique Lainé, le patron de Vos nuits étoilées.

Un feu d’artifice sera tiré le mercredi 3 avril depuis l’île des Récollets, à Pontivy, à l’occasion de l’opération portes ouvertes organisée à l’intention des communes de la région par Vos nuits étoilées. La société basée à Pluméliau est la seule en Bretagne spécialisée dans les spectacles pyrotechniques.

La nuit du mercredi 3 avril prendra des couleurs aux abords de l’île des Récollets. « C’est l’occasion de saluer le printemps », se réjouit Laurence Kersuzan, adjoint au maire en charge de la culture. C’est surtout une opportunité qui permet d’offrir, à moindres frais, un feu d’artifice aux habitants. En effet, l’entreprise Vos nuits étoilées, implantée à Pluméliau depuis 30 ans, hissera les couleurs à l’occasion d’une soirée de promotion de son savoir-faire auprès d’une centaine de représentants de communes et de comités des fêtes de toute la Bretagne. « Nous sommes la seule entreprise bretonne de feux d’artifice. Nous travaillons avec 150 villes sur toute la région. Ce rendez-vous, organisé tous les deux ans, à Pontivy, permet de présenter nos nouveautés à nos clients », précise Dominique Lainé, le gérant de la société. Si 60 % du marché est concentré les 13 et 14 juillet à l’occasion de la fête nationale, « nous assurons 132 prestations sur deux jours », les spectacles de Noël se développent de plus en plus. « La pyrotechnie évolue vers des spectacles multimédias adaptés à la taille des communes », rappelle le responsable de Vos nuits étoilées qui emploie neuf salariés et fait travailler 150 artificiers pour la mise en œuvre de ces feux d’artifice.

Le feu d’artifice sera tiré de l’île des Récollets le mercredi 3 avril vers 21 h. (Le Télégramme/DR)


Seize minutes de spectacle


Le feu d’artifice, tiré le 3 avril, est l’une des nouveautés du catalogue 2019. S’il sert la promotion de l’entreprise morbihannaise, il ravira aussi le nombreux public, déjà habitué à ses spectacles pyrotechniques proposés le 14 juillet et le samedi avant Noël. En contrepartie de cette mise en lumière musicale de 16 minutes, estimée à 10 000 €, la Ville prête gracieusement le palais des congrès à la société. « Le budget moyen d’un feu d’artifice équivaut à 1 € par habitant pour les villes moyennes. Nous réalisons des prestations comprises entre 1 500 € et 15 000 € », indique Dominique Lainé. Un contrat gagnant-gagnant pour ce supplément qui devrait attirer la foule le long des quais des Récollets et du Couvent. Huit techniciens seront mobilisés le jour même pour préparer ce spectacle « pyromusical ». Et seul un vent capricieux pourrait empêcher d’allumer le feu ! « La réglementation interdit les feux d’artifice quand la vitesse du temps est supérieure à 50 km/h. Par contre, la pluie n’est pas un frein, sauf pour le public », souligne le patron de l’entreprise.

Pratique
Feu d’artifice mercredi 3 avril vers 21 h, tiré depuis l’île des Récollets.

Article source: https://www.letelegramme.fr/morbihan/pontivy/pontivy-un-feu-d-artifice-tire-le-3-avril-21-03-2019-12238327.php