250 francs pour ne voir que la moitié du feu d’artifice

C’est classique, les gens mécontents s’expriment davantage que les autres. Les fêtes de Genève n’échappent pas à la règle. Les journaux ont reçu la plainte d’une Genevoise qui avait acheté des places assises pour elle, ses parents et ses enfants. Toute la famille s’est retrouvée sous un arbre dont la frondaison leur a caché une partie du spectacle pyrotechnique de samedi soir.

«J’ai payé 250 fr. pour offrir à mes parents qui sont en vacances à Genève le feu d’artifice et voici la vue qu’on a eu…» A l’appui trois photos. «Beaucoup de personnes ont fini par s’asseoir par terre pour pouvoir apercevoir quelque chose, écrit-elle, très déçue. Une soirée gâchée. Ces chaises au Bloc H44B2 n’auraient jamais dû être posées là.»

L’organisateur a dit au journal 20 Minutes avoir mis tout en œuvre pour offrir les meilleurs emplacements et promet de contacter rapidement la cliente, qui réclame un dédommagement.

Cette protestation est le moindre des problèmes que la Fondation Genève Tourisme doit résoudre pour assurer la pérennité d’une manifestation controversée. L’initiative de Jean Barth que le Conseil municipal de la Ville de Genève doit traiter cet automne et qui veut réduire la durée des fêtes à une semaine, pourrait sonner le glas du rendez-vous genevois de la mi-été. Au surlendemain du feu d’artifice, les responsables de Genève Tourisme ont clairement mis les points sur les «i». Il faut au moins de dix jours pour rentabiliser les investissements consentis pour accueillir le public. (24 heures)

(Créé: 17.08.2016, 11h26)

Article source: http://www.24heures.ch/suisse/250-francs-pour-ne-voir-que-la-moitie-du-feu-d-artifice/story/28482573