Calogero, entre intime et feu d’artifice – Ouest

À l’Arena, devant 5 000 fans massés dans la salle, le chanteur conjugue musique, tubes, humanité et liberté chérie.

Vu

Céline, la boulangère, a dû se lever, comme prévu, à 4 h, samedi matin. Dur, dur. Mais en ce vendredi soir, rien ne peut entamer son enthousiasme. Elle fête son anniversaire devant son idole. Un sentiment partagé par Marianne, Nathalie et Stéphane, dans cette foule immense, ce raz-de-marée bienveillant qui guette la scène. « On a trop hâte. » Anne et Mathilde, mère et fille, n’en peuvent plus de l’attendre.

Entre énergie et retenue

D’emblée, Calogero donne le ton avec Liberté chérie. Son fil conducteur. Il construit pas à pas son concert.

Un son pop-rock d’enfer et cuisiné aux petits oignons. Des musiciens au top. On va dire, normal. Lui-même compositeur et musicien hors pair. Sa première partie, il l’a même confiée à Elsa Gilles, multi-instrumentiste à ses côtés sur scène.

Et puis, il y a ses thèmes récurrents empreints d’humanisme. On aime Le Vélo d’hiver. « En général, quand les gens se rassemblent, c’est plutôt bon signe. Mais ça peut être aussi moins bien, comme pour former des armées, pour des conflits. C’est pour cette raison que la rafle du Vel d’Hiv m’a choqué. Des hommes ont semé l’horreur dans un endroit fait pour donner du bonheur. C’était en juillet 1942. »

On aime aussi Prendre racine. « À chaque fois que je monte sur scène, je pense à mes parents arrivés dans les années 1950 d’Italie. Les « ritals », les « macaronis », c’est comme ça qu’on disait. Ils ont courbé le dos pour s’intégrer. Ils sont aujourd’hui plus Français que certains Français. Je les admire, comme j’admire tous ceux qui sont arrachés à leur pays et qui font tant d’efforts pour venir prendre racine ici. »

Sans oublier l’émouvantUn jour au mauvais endroit. Chez Calogero, il n’y a rien de trop. Tout est dosé. Un savant mélange entre énergie folle et retenue pudique. En totale connexion avec son public, il distille les petites phrases espérées. « C’est vous le soleil. » « Mes amis, ce soir, c’est vous. »

Premier pas sous la lune. On en profite pour évoquer la beauté élégante et subtile du mapping (vidéo projetée). Feux d’artifice, sublime. Longuement applaudi. Aussi libre que moi. Face à la mer… évidemment. C’est bientôt la fin. Le portrait.

Court hommage à Johnny Hallyday avec un extrait de Mourir d’amour enchaîné. Je joue de la musique. S’il ne se jette pas dans la foule pour se laisser porter, c’est sa guitare qu’il fait descendre dans le public qui l’accueille religieusement. Une partie de lui-même, sa meilleure ambassadrice…

  • Brest

Article source: https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/calogero-entre-intime-et-feu-d-artifice-5631868 feux d'artifice, , artificier /