Du la fusée Dorin-Habert au feu d’artifice Fourcade, les Bleus racontent leur course

« C’est juste une sorte de robot qui lâche ses balles »: le premier passage parfait de Marie Dorin a lancé idéalement la France sur la voie d’un titre olympique en relais mixte mardi à Pyeongchang. Les Bleus racontent les émotions vécues au cours d’une soirée pas comme les autres.

Marie Dorin (1er relais): « Lancer le relais, il y a des tonnes de trucs cool et des tonnes de trucs pas cool. Je pense que ce n’est pas parti fort, j’ai essayé de me placer. Et une fois arrivée sur le tir, j’ai débranché tous les fils. C’est juste une sorte de robot qui lâche ses balles. J’ai vraiment essayé de rester concentrée. En skis, je sens que la forme revient. Cela fait enfin du bien de retrouver des sensations, de prendre plaisir à courir. Il y a juste sur le dernier tir que j’ai un peu frisé la correctionnelle. Lisa (Vittozzi, ndlr) a tiré très très vite, c’est une super tireuse. Les Italiennes tirent très vite, très bien. Elle avait tiré trois balles que je n’avais pas encore commencé. Je l’ai entendue partir, j’ai entendu l’Allemande partir, j’ai eu du mal à rester dans mon truc. La dernière, je la mets limite. »

Anaïs Bescond (2e relais, s’élance en 3e position à 7s du leader): « Je suis hyper heureuse. Mais je suis forcément la plus déçue des quatre, parce que c’est moi qui ai le plus raté sa course. Mais le résultat est là. Les trois balles de pioche, il ne fallait pas les rater. Je me suis mise dans une situation pourrie. Je n’ai pas eu beaucoup de chance non plus, les balles étaient vraiment très proches de la cible. Je ne comprenais pas ce qui se passait, je les voyais bonnes. Mais elles étaient mauvaises. C’était très très difficile à gérer. Les jambes se mettent à trembler, c’est très lourd en émotions parce qu’on sait que l’anneau de pénalité est juste là, à 50 mètres. J’avais mes démons, j’avais mes coéquipiers derrière moi et j’avais vraiment peur. Ma réussite du jour, cela a été de piocher mes trois balles, à les mettre, de repartir et à perdre le moins de temps possible sur la piste. Je ne suis pas trop satisfaite de moi. J’ai tout donné sur la fin. C’est loin d’être mon meilleur relais. »

Simon Desthieux (3e relais, s’élance 4e à 48.9s du leader): « J’étais très stressé avant la course. A une heure du départ, les jambes commençaient à se durcir, avec la boule au ventre. J’ai réussi à transformer ce stress en stress positif et à faire deux beaux tirs qui permettent de ramener le relais à Martin (Fourcade, ndlr) au contact. Dans les relais, je suis bien, je suis poussé par l’équipe et j’arrive à trouver une autre énergie que sur les courses individuelles. Je suis parti en n’étant pas sûr de mon tir avec un vent pas très sympa. J’ai pris les balles les unes après les autres, la course comme elle était. »


Martin Fourcade
(4e relais, s’élance 3e à 32s du leader): « Je me suis dit que ce serait compliqué. Quand j’ai vu qu’Arnd Peiffer avait loupé deux balles au coucher, je me suis dit que tout était relancé. Sur le denier tir, j’ai pensé à mes erreurs de la semaine mais je savais que je mettrais la dernière balle. »

Anaïs Bescond, Marie Dorin-Habert, Martin Fourcade et Simon Desthieux, le relais mixte en or aux Jeux de Pyeongchang

Anaïs Bescond, Marie Dorin-Habert, Martin Fourcade et Simon Desthieux, le relais mixte en or aux Jeux de PyeongchangGetty Images

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