Festival de feux d’artifice : un bilan et des paris sur l’avenir

Marc Lachat, le coordinateur du festival international de feux d’artifice est un baroudeur.

À ce titre, il aime les paris un peu fous, comme celui de rameuter 10 000 à 15 000 personnes dans le chaudron de la Découverte après deux ans d’abstinence.

Pari osé, mais pari gagné, en partie tout au moins car il a atteint, et même dépassé de peu, la fourchette basse de son objectif de départ avec plus de 10 000 entrées au compteur. Plutôt pas mal pour une animation que d’aucuns reléguaient déjà dans l’armoire aux souvenirs.

Selon le boss de Terre Événements Ciel, «le bilan est positif pour cette manifestation que nous avons que nous avons remise sur le devant de la scène». Certes, il y a eu les loupés du départ (lire encadré), les sifflets adressés à l’animateur, des doutes levés par un spectacle largement à la hauteur des attentes du public.

Sur le chemin du retour, les avis étaient unanimes quant au contenu des feux d’artifice, «féerique, exceptionnel ou grandiose», revenaient en boucle parmi les spectateurs.

Où sont passés les 5 000 personnes manquantes?

«Nous avons d’abord les attentats de Nice, explique-t-il, qui ont joué un rôle déterminant, pour preuve les 30 à 40 % de réservations annulées chez les hôteliers du Bassin».

La météo, clémente le jour J, a elle aussi joué les trouble-fête, «les deux journées pluvieuses juste avant ont incité les gens qui viennent de loin à la prudence», souligne-t-il. Et puis il y a eu cette rumeur sur les réseaux sociaux, selon laquelle, «le feu serait annulé en raison des attentats de Nice».

Des projets.

L’été prochain, le spectacle sera revu à la hausse, «en y greffant le concert d’un artiste connu sur le plan d’eau, mais aussi en ajoutant des choses inédites à cette soirée dont le clou sera toujours le feu d’artifice».

Ajoutons à cela une communication plus dense et un bouche-à-oreille largement positif, «nous pourrons raisonnablement miser sur 20 000 spectateurs», augure Marc Lachat.

Selon ce dernier, «l’amphithéâtre de la Découverte peut en contenir plus de 50 000, alors 20 000, c’est dans le domaine du raisonnable !».

Retards à l’allumage

Selon Marc Lachat, les retards à l’allumage qui ont invité le public à patienter durant près d’une heure ont deux raisons. «Lors de la première coupure de la musique, nous avons fait face à un problème lié à un festivalier allemand qui se promenait sur la zone de tir», dit-il. Un intrus, certes, mais de bonne foi, qui, avouant s’être égaré a été évacué par la sécurité jusqu’à la zone dédiée aux spectateurs. «Et comme si cela ne suffisait pas, persifle t-il, lorsque nous avons voulu redémarrer, un virus informatique est venu jouer les trouble-fête». Un virus très offensif, «il a fallu nous connecter sur le site de Ruggieri pour le réduire à néant, puis reprendre à zéro la programmation des quatre feux». Quant au silence radio de l’animateur à ce sujet, «pour corriger cette anomalie dans des délais respectables, nous avons veillé à ne déranger les artificiers sous aucun prétexte, aussi, le public n’a pu être informé en direct».

Article source: http://www.ladepeche.fr/article/2016/07/27/2391410-festival-feux-artifice-bilan-paris-avenir.html feux d'artifice, pyrotechnie, artificier / pyrotechnie