Feu d’artifice de Terville : des brûlures et du mal-être

Elle s’attendait à « plus de soutien »

La maman a vite cessé les visites chez le psy mais a identifié les causes profondes de son mal-être. « Cette attente est dure à vivre. Ne pas savoir ce qui s’est passé m’angoisse. Ça se répercute sur tout. Noël a été triste, je sens que je suis moins présente pour mes enfants, je ne sors plus avec eux… Tant que je ne saurai pas, ça ne pourra pas aller mieux. » L’enquête de police et les expertises sont en cours, le parquet de Thionville ne peut se prononcer.

Les vidéos de cette nuit du 14 juillet –  elle n’a jamais pu les regarder – les montrent, elle et son fils à l’arrière de la foule, à côté des bénévoles de la Croix-Rouge, leurs enfants sur les épaules. Sur les rares scènes captées, on comprend qu’elle est percutée de plein de fouet par un objet pyrotechnique. Il y a de la fumée, il y a du bruit et des cris de personnes touchées et en train d’étouffer.

Dans sa situation, Rebecca Calligaris s’attendait à « plus de soutien. Le maire a dit à mon compagnon que si j’avais besoin, je pouvais aller le voir. Est-ce vraiment à moi d’aller le voir ? Je n’ai même pas eu un message. Il y a quand même un enfant qui a dû subir une greffe de la peau. Un post-it dans la boîte aux lettres m’aurait fait du bien. » Ça aussi, ça lui pèse. « Maintenant, je n’attends plus qu’une parole, celle du juge. J’ai hâte qu’il dise les responsabilités de chacun. Il n’y a que lui qui pourra m’apaiser. »

« Physiquement, ça va mieux. Mais je ne me sens pas belle… »

Article source: https://www.republicain-lorrain.fr/faits-divers/2019/02/19/des-brulures-et-du-mal-etre