Feux d’artifice du nouvel an : tollé sur Facebook mais seulement… QUATRE plaintes

31 décembre 2018, minuit : des dizaines de feux d’artifices sont tirés un peu partout à Waterloo

Cette fusillade céleste de la Saint-Sylvestre a déclenché un tsunami de réactions offusquées sur Facebook de la part de Waterlootois mécontents, voire ulcérés.

Les uns étaient dérangés par la pétarade, les autres ne voulaient pas que leurs enfants soient réveillés et beaucoup étaient inquiets pour leurs animaux domestiques effrayés.

Or, sauf autorisation de la bourgmestre, les feux d’artifice sont interdits par un règlement communal. Cette interdiction a été rappelée à la une du  Waterloo Info du 20 décembre 2018.

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Nous avons posé une série de questions à la bourgmestre Florence Reuter et au chef de corps de la police locale Michel Vandewalle à propos des multiples feux d’artifice privés du réveillon 2018-2019.

Le dernier nommé a collationné les informations demandées mais a laissé le soin à son autorité administrative (la bourgmestre) de nous les communiquer.

Outre le règlement communal cité plus haut, il apparaît que l’’article 58 du code général de police interdit aussi de tirer un feu d’artifice sans autorisation écrite au préalable du bourgmestre.

Fermeté mais souplesse

« Lors d’événements exceptionnels comme le nouvel an ou le 21 juillet, la consigne donnée aux policiers est d’agir de manière « ferme mais souple » et de verbaliser seulement en cas de dégâts ou d’insistance d’un riverain. La consigne donnée au citoyens est de gérer leur feu d’artifice en « bon père de famille », c’est-à-dire de prévenir le voisinage et de prendre toute les mesures de sécurité nécessaires. »

Seulement quatre appels téléphoniques !

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D’après la bourgmestre qui relaie les éléments fournis par le commissaire, lors de la soirée du 31 décembre 2018, le service de police de Waterloo a reçu quatre appels de riverains se plaignant des feux d’artifice. De plus, à une reprise, des policiers sont  intervenus de leur propre initiative pour jets de pétards ou feu d’artifice. Chaque plainte a fait l’objet d’un traitement individuel mais personne n’a été verbalisé. Par ailleurs, une réflexion est en cours afin de trouver une procédure simple afin d’organiser au mieux ce genre d’événement individuel. »

Questions sans réponse…

Cependant, certaines de nos questions, pourtant intéressantes à première vue, n’ont pas reçu de réponses :

– Combien de demandes de feux d’artifice ont été adressées à la commune ?

– Combien d’autorisations de feux d’artifice ont été accordées par la bourgmestre ?

Yves Vander Cruysen, bourgmestre faisant fonction pendant les congés de Florence Reuter, a juste indiqué que lui-même n’en avait signée aucune. 

– Quelle est la sanction en cas de feu d’artifice tiré sans autorisation à Waterloo ?

Après de rapides recherches, on peut observer que, dans certaines communes, la sanction administrative est comprise entre 175 et 350 euros.

De ce qui précède, on peut constater que, comme souvent, il est bien facile de se cacher derrière un écran pour gémir et hurler sur les réseaux sociaux mais qu’au moment où il faut être concret en déposant une plainte, il n’y a pour ainsi dire plus personne. 

Rien ne sert de crier, il faut agir. Tanguy de Ghellinck, blogueur Sudinfo Waterloo

Article source: http://waterloo.blogs.sudinfo.be/archive/2019/01/22/feux-d-artifice-du-nouvel-an-tolle-sur-facebook-mais-seulement-quatre-plain.html