Gagas de Lady Gaga

Deux mois après avoir annulé son concert dans la métropole, Lady Gaga a finalement pris d’assaut la scène du Centre Bell vendredi soir. Et elle s’est reprise de belle manière. La chanteuse a offert un spectacle absolument époustouflant à près de 20 000 fans comblés qui lui ont, visiblement et rapidement, tout pardonné.

« Bonsoir mes petits monstres ! » s’est exclamée la chanteuse, en français, en ouverture de soirée.

« Je suis tellement désolée d’avoir annulé la dernière fois. Je ne me sentais pas bien et je ne pouvais pas chanter », a-t-elle poursuivi, cette fois-ci en anglais.

Les cris d’hystérie de la foule, levée d’un bond, n’ont laissé place à aucun doute : Lady Gaga était officiellement, et complètement pardonnée.

Nouveau départ

Gagnés d’avance, les fans ? Oui, évidemment ! Mais ils ont tout de même eu droit à un concert à la hauteur des attentes, sinon supérieur, vendredi soir, alors que leur idole reprenait sa tournée Joanne après avoir reporté une poignée de dates.

Tout au long du spectacle de deux heures, Lady Gaga a évidemment puisé dans son plus récent album, Joanne. Mais, heureusement, elle a également revisité chacun de ses plus grands succès en carrière. On a donc eu droit aux Poker Face, Paparazzi, Bad Romance, Born This Way et autres, suscitant chacun parmi les plus fortes réactions de la soirée.

On la sentait d’ailleurs plus mature, vendredi, que lors de ses tournées précédentes. Exit les tenues provocatrices et les « gamiques » ne servant qu’à faire réagir, pour le meilleur ou pour le pire. Toujours sexy et un brin excentrique, certes, la chanteuse s’est toutefois d’abord et avant tout servie de sa voix pour épater la galerie. Et c’est tant mieux.

Particulièrement en voix

Car ce qui permet à Lady Gaga de se démarquer des autres pop stars de sa génération, outre son sens du spectacle inné et évident, c’est sa voix. Capable de prouesses vocales franchement impressionnantes, la chanteuse a ­démontré toute l’étendue de son registre, nous faisant frissonner à plusieurs reprises, surtout avec son Edge of Glory offert en formule piano et voix.

Bien sûr, la diva n’en a pas simplement mis plein les oreilles. On en a eu plein les yeux à plusieurs reprises, notamment avec un John Wayne appuyé de lasers et d’effets pyrotechniques, de sa scène entièrement mobile et de passerelles lui permettant d’atteindre la fin du parterre.

Malheureusement, impossible pour Le Journal de vous en donner une ­meilleure idée, l’équipe de la chanteuse ayant refusé l’accès aux photographes pour son concert.

Temps morts

Petit bémol, les (trop) fréquents changements de costumes ont donné lieu à plusieurs temps morts au cours de la soirée. Que ce soit lorsque la chanteuse est étrangement disparue durant Perfect Illusion, ou lorsqu’on a eu droit à un interminable interlude musical suivi d’une longue projection d’images entre Telephone et Applause, l’impatience commençait à se faire sentir à l’intérieur du Centre Bell.

N’empêche, les fans ont eu droit exactement à ce qu’ils attendaient. Sinon encore plus. Gageons que nos oreilles bourdonneront encore longtemps à la suite de deux heures de cris stridents et hystériques de 19 200 fans… complètement gagas de Gaga !

Article source: http://www.tvanouvelles.ca/2017/11/03/gagas-de-lady-gaga