Gilets Jaunes à Montpellier : le bas du pantalon d’un policier était en feu

Ce samedi, pour l’acte XVI, les Gilets jaunes ont manifesté dans le centre-ville de Montpellier. Huit CRS et policiers de la Sécurité publique ont été légèrement blessés et Gilets Jaunes mêlés aux casseurs ont été interpellés, après la dispersion des « pacifistes », entre 17h50  et 19h10. Lors des affrontements entre casseurs et forces de l’ordre, un policier de la brigade anticriminalité -BAC- a vu une chaussure et le bas de son pantalon en flammes.

Outre des fumigènes et des fusées de feux d’artifice, des cocktails Molotov ont été lancés en direction des forces de l’ordre, samedi en fin d’après-midi, à l’angle de la place de la Comédie et de la rue de Verdun, ainsi que sur les quais du Verdanson, à l’angle de la rue Michel Vernière, aux Beaux Arts.

L’un d’eux a légèrement atteint un policier d la BAC dans les jambes. Il a bénéficié d’un jour d’interruption temporaire de travail -Itt- de la part d’un médecin urgentiste du CHU Lapeyronie. Selon l’état-major de la Sécurité publique de l’Hérault -DDSP 34-, une chaussure et le bas de son pantalon se sont enflammés, comme l’atteste le film des caméras de vidéosurveillance de la Ville de Montpellier, saisies pour les besoins de l’enquête. Et c’est le visionnage des bandes de vidéosurveillace qui a permis d’identifier le lanceur de cet engin explosif, confectionné la nuit précédente dans un appartement de Castelnau-le-Lez par trois Gilets Jaunes. Le trio a été rapidement interpellé.

Trahis par des indices matériels

Âgés de 21, 22 et 27 ans, ils sont domiciliés à Castelnau-le-Lez donc, à Paulhan et à Brignac. Deux sont sans profession, le troisième es intérimaire, sans emploi. Ils ont nié se connaître en début de garde à vue, avant d’être trahis par des indices matériels : les policiers de la sûreté départementale de l’Hérault ont découvert au domicile du plus jeune les clés de la voiture du plus âgé et la carte bancaire de leur comparse de 22 ans…Ils alors reconnu les faits.

Tous trois ont été déférés ce soir au parquet de Montpellier, pour participation à un attroupement en vue de préparer des violences sur des personnes, violences volontaires sur des agents dépositaires de l’autorité publique et dégradations volontaires.

En état de récidive

Celui de 27 ans était sous le coup d’une condamnation avec sursis. Il va donc être jugé en état de récidive légale. Il avait été interpellé à Paris en descendant d’un train, en possession de « matériel à projeter sur les forces de l’ordre« , alors qu’il s’apprêtait à manifester dans la capitale.

Le visionnage des caméras de vidéosurveillance a, par ailleurs permis de repérer et d’arrêter quatre autres Gilets Jaunes dans les rangs des casseurs, trois hommes âgés de 27 à 48 ans et une femme de 24 ans pour des jets de projectiles, notamment des pierres sur les forces de l’ordre. Ils ont nié les faits en garde à vue. Tous les quatre ont été également déférés ce soir au parquet de Montpellier.

Destructions volontaires

Samedi, à l’issue de l’acte XVI des Gilets Jaunes qui a vu défiler un millier de manifestants dans l’Écusson, des « cacatov » -ballons d’excréments mélangés à de l’eau- ont été jetés sur des CRS devant la préfecture de l’Hérault, avant que des casseurs ne détruisent à coups de masse et de pavés des stations de tramway, du mobilier urbain et des devantures de banques. Des scènes de violences urbaines qui se répètent depuis plusieurs samedis.

Le maire de Montpellier et président de la métropole, la direction de TaM et les syndicats de police -Unité SGP FO et Alliance- dénoncent de nouveau ces actes gratuits de la part d’un petit groupe de zadistes d’ici.

Un abri de tramway détruit.
Destruction d’une station de tramway, samedi soir.

Article source: https://e-metropolitain.fr/2019/03/04/gilets-jaunes-a-montpellier-bas-pantalon-dun-policier-etait-feu/