Le seconde édition de la Nuit des lucioles illumine le centre ancien, vendredi 27 …

Saint-Géraud prend des couleurs

L’an dernier, pour sa première édition, la nuit des Lucioles avait réuni plus de 150 personnes rue de la Coste. Malgré le temps humide, le public avait répondu à l’appel des habitants du centre ancien, initiateurs de la manifestation, pour découvrir le présidial et la cour du clos de Noailles dans une ambiance féerique. Ce vendredi, l’équipe remet le couvert et propose aux curieux d’arpenter le quartier Saint-Géraud.

« À la lumière, les habitants ont décidé d’ajouter leurs voix »

Cette année encore, Enguerrand Mazard, créateur de la compagnie aurillacoise Lez’arts du feu, habillera les bâtiments de lumières colorées. « Je suis à la base éclairagiste, sonorisateur et artificier », décrit le jeune homme de 27 ans, qui perfectionne son art depuis dix ans. Mettre en place la Nuit des lucioles, c’est pour lui le résultat de « beaucoup de réunions, de concertations entre les intervenants ». Avec une petite difficulté : « Toute la mise en place se fait le jour même. Quand je fais mes propositions, ça n’est que de l’hypothétique et de l’imaginaire. »

Il ne peut présenter que des photos de ses créations précédentes, sachant que la manifestation aurillacoise est la seule du genre à laquelle il contribue. D’ordinaire, il travaille surtout pour des soirées étudiantes et des feux d’artifice. Son ambition pour la Nuit des lucioles, c’est de « faire découvrir des monuments sous un autre ‘il », dans une ambiance conviviale. L’an dernier, « le temps le jour même a été le plus gros problème », se souvient l’artificier. « Mais on a eu de la chance, au moment clef on n’a pas eu d’eau. »

Les organisateurs de l’événement (*) admirent le travail du professionnel. « Il s’est toujours adapté artistiquement et techniquement aux envies des habitants », décrit l’équipe du centre social municipal du Cap Blanc. « En plus, c’est lui-même un habitant du quartier ! »

Nouveauté de cette année, « à la lumière, les habitants ont décidé d’ajouter leurs voix ». Pour la première édition, la musique avait été fournie par une bande sonore. Mais cette fois-ci résonneront battement de c’urs et de ch’urs, grâce à un partenariat avec le Conservatoire de musique et de danse d’Aurillac. La violoncelliste Amélie Legrand a, de plus, créé une ambiance sonore à partir de la mémoire des habitants du centre ancien.

Surprises en vue

En plus d’une animation chaleureuse en période de fêtes, la Nuit des lucioles constitue pour ses organisateurs un véritable vecteur de développement social. « Des familles et des individus du centre ancien ont décidé de mettre en valeur leur quartier. Ce qu’ils voulaient surtout, c’était être acteurs de cette manifestation », rappelle-t-on au centre social. Les riverains font donc partie intégrante du spectacle, depuis sa préparation jusqu’à son interprétation.

Éclairages, musique, pour le final… La recette a bien pris l’an dernier, et compte cette fois encore marquer les esprits : « Il y aura des surprises », glisse l’artificier aurillacois.

(*) Partenariat entre le centre social du Cap Blanc, le conseil de quartier 4, le conservatoire de musique et de danse d’Aurillac et les habitants du centre ancien.

Hélène Meignin

Article source: http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/cantal/aurillac/2013/12/25/le-seconde-edition-de-la-nuit-des-lucioles-illumine-le-centre-ancien-vendredi-27-des-20-heures_1815926.html