Un feu d’artifice inattendu

Poitiers n’est pas sauvé mais sa plus nette victoire, après Cestas mi-août (3-0), lui offre un matelas confortable. Les coéquipiers de Cambrone passent devant Limoges et rejettent Mérignac/Arlac, Chauvigny et Pau-1b à bonnes distances.

Une soirée tout bénef qui démarrait par un petit événement. A la pause, Poitiers avait claqué deux buts à l’une des deux références en N3. Si on nous avait dit ça au coup d’envoi… C’était la cinquième fois que le Stade claquait au moins deux buts dans une même rencontre cette saison. Contre Limoges de surcroît ce qui ajoute à la performance. La meilleure défense de la poule avec Bayonne n’allait jamais s’en remettre.

Malcuit dans tous les bons coups

La rencontre basculait sur un long ballon de Matignon, confirmé en défense, pour Malcuit. Le frangin du Napolitain se jouait d’un défenseur pour placer un pétard sous la barre (1-0, 27). Deux tours de cadran plus tard, Malcuit plaçait Arnould sur orbite pour un break mérité (2-0, 29). Le même Arnould avait eu une opportunité identique, en début de match, sans surprendre Toroyan (5).
Les Limougeauds pouvaient regretter la frappe enroulée de Kaboré un poil trop haute (10) et le déboulé de Wachter qui ne trouvait pas son attaquant burkinabé (25). Un bilan famélique mais le pire était à venir. A 2-0, des boulevards s’ouvraient devant les Poitevins qui gâchaient plusieurs opportunités d’enfoncer le clou. Dont une par Benali qui butait d’abord sur Toroyan avant de placer une tête lobée au-dessus de la transversale (37).
Une première frayeur après la reprise rappelait aux Poitevins la fragilité du score. Sur un centre de Faucher, Brandy n’était pas loin de tromper son gardien (52). Mais c’était jour de grâce hier soir à Michel-Amand. Malcuit, pour sa deuxième passe décisive, adressait un amour de ballon que Taragnat exploitait d’un plat du pied magistral à dix mètres (3-0, 58). Poitiers était récompensé de son énergie comme de sa faculté à vite se projeter vers l’avant. Malgré les changements, Limoges se montrait indigent et inoffensif. On ne reconnaissait pas le LFC solide et pugnace.
Le dernier quart d’heure perdait un instant de son intérêt mais une accélération de Malcuit, encore lui, parti à la limite du hors-jeu, finissait dans le but grâce à l’opportuniste Bénali plus prompt qu’un adversaire (4-0, 81). Benali, en feu, concluait le festival offensif par une frappe enroulée pleine lucarne (5-0, 87). C’était beau, c’était parfait !

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