Un feu d’artifice nommé Coco ***1/2 | Cinéma | Arts | Le Soleil … – Le Soleil

Miguel doit obtenir la bénédiction d’un membre (décédé) de sa famille pour retourner chez les vivants avant l’aube. À condition de renoncer à la musique à jamais… N’en disons pas plus. Sa quête effrénée pleine de rebondissements chez les disparus ne fait que commencer. Coco est une véritable partie de plaisir cinématographique d’une richesse visuelle remarquable.

Célébration des arts

Pixar a souvent su faire preuve autant d’audace (Sens dessus dessous, Ratatouille, WALL-E) que de sensibilité (Là-haut) par le passé. Coco se trouve au confluent des deux, mélangeant réalisme magique et richesse thématique de sujets universels. Bien sûr, la fable aborde les questions inévitables liées à la mort, en particulier ce qu’il reste de nous après notre départ: le souvenir perpétué dans la mémoire de nos êtres chers. Le film en fait une très belle allégorie.

Mais il aborde aussi de front le poids des traditions, culturelles et familiales, qui sont parfois un frein aux aspirations de la jeune génération. Doit-on sacrifier ses rêves les plus chers à sa famille? Le «fantôme» d’Ernesto n’arrête pas d’inviter Miguel à saisir l’occasion. Une aspiration légitime, mais qui peut aussi avoir un coût terrible…

Cela dit, Lee Unkrich et Adrian Molina appuient légèrement sur le crayon à ce chapitre, laissant au (jeune) spectateur tout le loisir de s’attacher à la quête de Miguel sans trop réfléchir au propos. Qui percolera ensuite…

De plus, l’esthétique chatoyante est une véritable fiesta pour les yeux. Les oreilles sont aussi comblées avec une trame sonore qui fait presque autant de place aux chansons composées pour l’occasion qu’aux airs traditionnels des mariachis. Après tout, Coco est une célébration de l’importance des arts (et de la créativité), en général, et de la musique en particulier.

En terminant, je trouve aberrant que la version doublée au Québec ait choisi la traduction «Jour des ancêtres» pour «Día de muertos» («Day of the Dead» en anglais) alors que tout le film est bâti sur l’acceptation du concept de mort, de souvenir et de deuil. De quoi a-t-on eu peur?

Article source: https://www.lesoleil.com/arts/cinema/un-feu-dartifice-nomme-coco-1-2-2f4c08436a1a647d47f83d2156af24e0 feux d'artifice, , artificier /