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EST REPUBLICAIN DU 2/7/2007
Le bûcher de la Saint-Jean explose Trois blessés graves, six légers, treize personnes en état de choc, après l'explosion d'une chavande à Vaxoncourt, dans les Vosges. EPINAL. - « Ma fille a peur des feux d'artifice, alors nous sommes allés sous le chapiteau. Tout à coup, j'ai entendu un bruit et j'ai senti une secousse dans ma poitrine », explique un habitant du village. Chaque année à la même époque dans les Vosges, on ne manque pas la fête de Vaxoncourt. Cette kermesse organisée par les différentes associations du village débute dès 14 h pour s'achever par l'embrasement de la chavande. Il est environ 23 h samedi. Quelques minutes après la détonation de la dernière fusée qui illumine le ciel, une autre, d'une puissance bien supérieure au point qu'on l'entendra jusqu'à Thaon et Vincey, retentit sur le terrain de football du village, à quelques kilomètres de Châtel-sur-Moselle. La chavande vient d'exploser, projetant deux personnes au sol, enflammant une troisième, avant qu'une bande de feu lèche la pelouse du stade en diagonale. La chavande, originale, représentait un puits de plusieurs mètres de haut surmonté d'un seau en bois. Elle a littéralement éclaté, projetant des morceaux de sa structure de bois à plus de vingt mètres, fracassant les vitres de l'école et d'un garage situé de l'autre côté de la route. Un homme en feu se roule sur la pelouse et derrière les barrières de sécurité, les projections d'énormes bûches blessent de nombreux spectateurs. Patrice Euvrard, né en 1959, habitant Vagney, Jean-Michel Jeudy, né en 1972, et Philippe Forterre, 26 ans, demeurant tous deux à Vaxoncourt, restent au sol. Sur place, les sapeurs-pompiers bénévoles venus veiller à la sécurité du feu d'artifice s'activent, portant les premiers secours aux victimes, dont l'une d'elle vient de faire un arrêt cardiaque. Une poche de gaz ? « Nous avions cette année supprimé le bal pour pallier d'éventuelles bagarres. Tout c'était bien passé, 450 repas venaient d'être servis et nous avions commencé par le feu d'artifice. Donc le public, un millier de personnes, se trouvait derrière les barrières de sécurité autour du stade », explique Claude Lacroix, le maire de la commune de 400 habitants. Rapidement, une quarantaine de sapeurs-pompiers, sept ambulances, cinq médecins du SAMU et les gendarmes de Thaon puis d'Epinal se rendent sur les lieux. Les trois blessés graves sont soignés sur place en attendant leur évacuation sur Epinal. L'un deux sera dirigé par hélicoptère au centre des grands brûlés de Metz et un autre sur Nancy. Six autres personnes, plus légèrement touchées par les projections de bois, sont admises au service des urgences de l'hôpital Jean-Monnet d'Epinal et treize autres seront soignées pour des blessures légères. Une cellule psychologique est mise en place pour de nombreux spectateurs choqués. Hier matin, l'incompréhension pouvait se lire sur les visages des habitants venus prêter main-forte pour le démontage de l'éclairage. « Heureusement que les barrières de sécurité ont été reculées aux limites du terrain cette année. Sinon, le nombre de victimes aurait été certainement beaucoup plus important. Il n'y a pas eu trop de panique et rapidement la foule s'est dispersée », rapporte le responsable d'une des associations. « L'enquête est en cours. Ce matin, les techniciens de l'identité judiciaire ont effectué divers prélèvements afin de connaître les causes exactes de cette explosion. Les mesures de protection étaient largement adaptées à ce genre de manifestation. Les personnes gravement blessées sont celles qui ont mis le feu à la chavande et un DJ qui animait la soirée », expliquent le major Bourgine, de la brigade de Thaon, et le lieutenant Lapertaut, adjoint au commandant de compagnie d'Epinal. La thèse d'une poche de gaz provenant d'un liquide inflammable déposé pour activer l'embrasement de la chavande est actuellement retenue par les gendarmes qui enquêtent pour établir d'une façon précise les circonstances de l'accident. |
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