A grands coups de feux d’artifice, le monde a basculé en 2018

International

New York a entamé le bal des célébrations du Nouvel An aux Etats-unis, le monde ayant auparavant basculé en 2018 à grand renfort de spectacles pyrotechniques, l’Australie en premier, suivie de l’Asie, du Proche et Moyen-Orient puis de l’Europe.

En Océanie

Sydney a été à 13h00 GMT la première mégapole à entrer dans 2018, avec 1,5 million de personnes venues sur les bords de son emblématique baie par une belle soirée d’été, pour assister au traditionnel feu d’artifice. Celui-ci incluait une cascade arc-en-ciel d’engins pyrotechniques tirés depuis le fameux Harbour Bridge, pour célébrer la légalisation en décembre du mariage gay. La sécurité avait été renforcée, notamment après l’attaque à la voiture bélier à Melbourne la semaine dernière.

En Asie

La fête s’est ensuite déplacée vers l’Asie, avec, à Hong Kong, un impressionnant spectacle de 10 minutes, marqué avant même les 12 coups de minuit par des apparitions d' »étoiles filantes » tirées depuis les gratte-ciel surplombant Victoria Harbour.

A Jakarta, plusieurs centaines de couples se sont dit « oui » dans un gigantesque mariage collectif organisé par le gouvernement.

A Dubai, le traditionnel feu d’artifice a été remplacé par un spectacle laser sur Burj Khalifa, la tour la plus haute du monde (828 mètres), où les couleurs – vert, blanc, noir et rouge – des Emirats arabes unis ont été projetées, ainsi qu’un portrait du cheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyandu, fondateur de la fédération.

Près de 200 personnes ont été blessées pendant les traditionnelles célébrations débridées du Nouvel An aux Philippines malgré une directive présidentielle visant à restreindre l’utilisation des pétards. L’archipel est à très grande majorité catholique mais en raison de superstitions anciennes et de traditions chinoises, beaucoup de Philippins sont convaincus qu’un maximum de bruit lors des festivités de fin d’année éloigne les mauvais esprits. D’où un usage massif de feux d’artifice, de pétards et des coups de feu, tirés en théorie en l’air.

En Europe

La fête était souvent placée sous très haute surveillance. A Paris, plusieurs centaines de milliers de personnes se sont réunies sur les Champs-Élysées pour « enterrer 2017 » et célébrer la nouvelle année sous haute sécurité policière. Après le compte à rebours, l’Arc de Triomphe s’est embrasé du traditionnel feu d’artifice. Plusieurs dizaines de milliers de spectateurs, dont des touristes du monde entier, avaient auparavant assisté émerveillés à un spectacle son et lumière projeté sur le célèbre Arc.

A Londres, plus de 100.000 personnes se sont procurées un billet pour assister au feu d’artifice depuis les rives de la Tamise. Pour respecter la tradition, Big Ben a sonné les 12 coups de minuit. Mais cette année il a fallu relancer l’horloge, à l’arrêt pour travaux. Bien que la capitale britannique ait été la cible de quatre attentats en 2017, Scotland Yard a indiqué avoir mobilisé moins de policiers que l’an dernier.

A Moscou, les principaux boulevards et places étaient décorés et un feu d’artifice a illuminé 36 bâtiments de la capitale russe.

En Allemagne, les organisateurs de la grande fête de la Saint-Sylvestre à la porte de Brandebourg à Berlin avaient prévu, dans des tentes médicales de la Croix-Rouge, des emplacements spécifiques pour la prise en charge de femmes victimes de harcèlement sexuel ou se sentant menacées.

La fête était placée sous surveillance maximale en Turquie, hantée par le souvenir du tragique Nouvel An 2017, où un attentat avait fait 39 morts dans la plus célèbre discothèque d’Istanbul, le Reina. Les autorités turques ont d’ailleurs interdit les rassemblements sur l’emblématique place Taksim d’Istanbul et dans d’autres quartiers animés.

En Amérique

La présence policière était aussi renforcée à New York pour les traditionnelles célébrations à Times Square, haut lieu touristique près duquel un attentat a été commis il y a trois semaines. Deux millions de personnes se pressaient par une température glaciale inhabituelle de -10°C. La police a mis en place un périmètre de sécurité, le plus grand jamais développé à Time Square, où aucun sac ni même portefeuille n’est toléré. A minuit, Times Square a célébré l’arrivée de 2018 au son de la chanson « New York, New York » chantée par Frank Sinatra.

Plus au sud, au Brésil, c’est sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro que le feu d’artifice a été tiré avec près de trois millions de personnes, la plupart habillées tout en blanc comme le veut la tradition.

Article source: http://www.lalibre.be/actu/international/dans-le-pacifique-et-en-australie-c-est-deja-2018-photos-5a48e62ecd7083db8b4d7a25