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Pascal installe les batteries de 10 mortiers sur un total de 20 rampes.
Pascal installe les batteries de 10 mortiers sur un total de 20 rampes. (©Les Alpes Mancelles)

Artificier, ce n’est pas un métier que l’on peut exercer toute l’année. C’est ce qui ressort en premier lieu d’une rencontre avec Pascal Jouet et Stanile Aubry. Ces deux professionnels de l’artifice travaillent pour la société Plein Ciel basée à Évron (Mayenne) et dirigée depuis 2001 par David Barbé qui crée ses propres mises en scène.

Certifications et contrôles

Habituellement, Pascal travaille dans une fonderie produisant des pièces pour l’aéronautique. Il est devenu artificier en acquérant de l’expérience « sur le tas » dans l’ancienne entreprise dirigée dans les années 1990 par Jean-Maurice Mareau.

 À l’époque, il n’y avait pas besoin de certification… On allumait encore les mèches au briquet ! Maintenant c’est différent, il faut effectuer un stage de trois jours pour être certifié au niveau 1, et un stage de cinq jours pour le niveau 2. Des contrôles ont lieu tous les deux ans, et il faut justifier d’un certain nombre de feux d’artifice pour être maintenu au niveau », explique l’artificier d’expérience.

« Stanile et moi sommes tous les deux au niveau C4T2. Il faut savoir manipuler les explosifs tout en assurant la sécurité de chacun, gérer la puissance et l’envergure de chaque « bombe ». » Cette certification s’obtient dans un centre spécialisé, à l’issue d’une formation de plusieurs jours. Les niveaux 1 et 2 encadrent le type d’explosifs pouvant être manipulés par le professionnel.

Casier vierge

Stanile, elle, a suivi un stage pour obtenir cette qualification. Ce qui lui a donné envie de devenir artificière ?

Un membre de ma famille était artificier. Cela m’a tout simplement donné envie de le devenir aussi ! J’ai suivi un stage de cinq jours, mais c’est la préfecture qui donne l’autorisation finale, car elle vérifie notamment que le casier judiciaire de l’artificier est vierge ! Aujourd’hui, j’ai déjà une quinzaine d’années de pratique. »

20 rampes pour 10 minutes de spectacle

Pour préparer un bon feu d’artifice, la recette est surtout longue à mettre en place. « Il y a tout un travail de préparation ! » Il faut mettre en place les batteries de mortiers, des tubes en aluminium reliés les uns aux autres. En tout, 11 rampes de 10 mortiers et 9 rampes de 5 mortiers ont été nécessaires pour offrir un feu d’artifice de 10 minutes aux habitants de Fresnay, samedi 1er août.

Toutes les bombes sont ensuite reliées, selon un plan de tir bien établi, à six récepteurs eux-mêmes commandés par un émetteur qui déclenche le tir à distance. « Avec un tel émetteur, nous pourrions être en ville pour déclencher les tirs ! », s’amuse Pascal Jouet.

Pendant que ce dernier installe les batteries, Stanile déballe toutes les bombes qui sont ensuite numérotées selon le plan qui indique leur emplacement dans les tubes. La lance d’allumage d’autrefois a été remplacée par l’inflammateur électrique, un fil qui sera fixé sur chaque bombe et qui sera déclenché automatiquement grâce à l’émetteur.

Article source: https://actu.fr/pays-de-la-loire/fresnay-sur-sarthe_72138/feu-d-artifice-pascal-et-stanile-artificiers-d-un-soir-sur-le-coteau-des-vignes_35390839.html