Maxime Lessard-Giroux poursuit sa passion explosive

À l’âge de 13 ans, un ami l’a invité voir Les grands feux du Casino du Lac-Leamy et les artificiers. C’est là que tout a commencé. «Quand tu touches à ça une fois, tu ne peux pas t’en sortir, ça devient une drogue», raconte-t-il.

Dix ans plus tard, Maxime est devenu maître artificier, un métier rare au Canada. Dans une semaine, il s’envolera vers les États-Unis, la Chine, la France et l’Europe pour créer des feux et développer des partenariats d’affaires, car il a démarré son entreprise Kuma Fireworks.

«J’ai toujours su que je voulais me lancer en affaires, mais je ne savais pas en quoi. J’ai même suivi des cours d’immobilier, puis j’ai réalisé que je pouvais y arriver avec ma passion», affirme-t-il.

Ainsi, il s’envolera tout d’abord vers les États-Unis pour rencontrer des contacts. Ensuite, il se rendra en Chine, à Liuyang, la capitale des feux d’artifice où il participera à la fête du Nouvel An le 31 janvier. Il profitera de sa présence dans ce pays pour visiter les fabriques de feux d’artifice. «Chaque pièce pyrotechnique est faite à la main, et la plupart sont produites dans cet endroit, car on y retrouve la poudre noire, la principale composante d’un feu d’artifice.»

Après son périple en Chine, il ira en Italie où il va préparer des feux d’artifice pour deux mariages. Il rencontrera aussi des artificiers avec qui il a réalisé un record Guinness l’an dernier au Koweït. «Nous avons préparé un feu d’artifice de 60 minutes contenant 77 282 pièces pendant quatre semaines, précise-t-il. En comparaison, un feu du casino en compte entre 3500 et 4000.»

Ensuite, il réalisera l’un de ses rêves en participant aux Fallas à Valence en Espagne qui est le plus gros festival de feu au monde. «Chaque jour à 14 h, un spectacle pyrotechnique, un mascletà, est présenté dans plusieurs villages en même temps. Il gagne d’intensité de jour en jour jusqu’à la finale. De plus, le soir, un feu éclaire le ciel. J’aurai donc la chance de travailler à un ou deux feux pendant mon séjour en plus de vivre les festivités.»

L’adrénaline est certes un facteur qui fait en sorte que Maxime est devenu un artificier. D’ailleurs, il a décidé récemment de sauter en parachute. Deux jours plus tard, il a réalisé ce souhait. Toutefois, en plus des sensations fortes, il aime les rencontres lors de ses voyages. «Il n’y a rien de mieux que de prendre une bière avec les gens pour découvrir leur culture. Je veux qu’ils me traitent comme l’un d’entre eux et non pas en touriste.»

Le côté artistique est aussi un élément qu’il apprécie dans son travail. «Ma toile est le ciel», souligne-t-il. Son entreprise Kuma signifie d’ailleurs Grande Ourse en chinois.

Lors de son retour, il se concentra au développement son entreprise. Il a d’ailleurs des plans pour 2016 qu’il ne peut pas dévoiler pour l’instant. Il compte également être artificier aux Jeux olympiques de Rio au Brésil lors de cette même année.

Son rêve ultime est de participer à la Compétition de Chantilly en Europe. «Quand tu réussis à te classer dans les trois premières positions, tu te fais vraiment un nom. Je ne sais pas quand j’irai, mais je sais que je vais le faire un jour.»

En plus d’avoir participé au record Guinness l’an dernier au Koweït, Maxime a créé plus de 200 feux d’artifice lors d’événements corporatifs.

Article source: http://www.lebulletin.net/Communaute/2013-12-04/article-3530684/Maxime-Lessard-Giroux-poursuit-sa-passion-explosive/1