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Le stockage de feux d’artifice Ukoba à Saint Jean de Thurigneux continue malgré un Plan de Prévention des Risques Technologiques à inquiéter des habitants et les élus Front National Rhône-Alpes

Le stockage de feux d’artifice UKOBA à Saint-Jean de Thurigneux pas assez sûr selon le FN

Après l’explosion sur le stockage d’engrais de WACO au Texas, les élus Front Natonal du Conseil régional de Rhône-Alpes rappellent l’existence d’un site à risque, l’entrepôt de la société UKOBA à Saint-Jean-de-Thurigneux (Ain) de fabrication de feux d’artifices. Ils renouvellent leurs avertissements auprès de toutes les autorités concernées et demandent que le site soit enfin sécurisé.

L’explosion dévastatrice survenue il ya quelques jours dans une usine d’engrais à Waco (Texas, USA) rappelle celle qui a frappé l’usine AZF à Toulouse en 2001. Le groupe Front National au Conseil régional de Rhône-Alpes, rappelle l’existence à Saint-Jean-de-Thurigneux (Ain) d’un site où la société « Pyragryc » entrepose plus de 400 tonnes de feux d’artifices. Les élus rappellent que des accidents sont survenus en plusieurs lieux et pays avec des tonnages pourtant bien inférieurs. A Enschede (Pays Bas) , le 13 mai 2000 l’explosion d’une usine de feux d’artifices a causé la mort de 22 personnes et entrainé 974 blessés.

Un stockage porté à 426 tonnes

Par arrêté préfectoral du 2 septembre 1969, modifié le 17 mai 1973, PYRAGRIC, a été autorisée pour exploiter ses installations de fabrication de feux d’artifices à stocker 10 tonnes de produits pyrotechniques sur son site de Saint-Jean-de-Thurigneux (Ain)

Par arrêté préfectoral du 31 juillet 2008 la Société UKOBA, filiale de PYRAGRIC, a obtenu que le stockage soit porté à 426 tonnes dont 3.6 tonnes équivalent TNT de produits hautement explosifs.  » Cette mesure a été imposée sans qu’aucune étude ou concertation n’ait été entreprises  » rappelaient les élus du Front National en présentant leu voeu au Conseil régional en 2011.

Deux sites séparés par une départementale

Le site de Saint Jean de Thurigneux comprend un site principal devant être obligatoirement clos de 36 ha 38a 95 ca et un site secondaire de 6 ha 06 a 05 ca réservé aux tirs des feux d’artifices, aux essais et aux brûlages. Les deux sites sont séparés par la départementale RD6 sur laquelle circulent chaque jour entre 1 500 à 2 000 véhicules dont les services de ramassage scolaire.

En mai 2010, un Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) a informé la population de l’importance réelle du danger. Des représentants de riverains, du camping qui jouxte le stockage, et des usagers de la départementale se sont organisés en association. Une pétition a regroupé 700 signatures dont celles de dix conseillers municipaux, d’une grande partie de la population et de communes voisines. La pétition a été signée par usagers de plusieurs communes de l’Ain et du Rhône. Le Préfet de l’Ain a signé le 21 janvier 2011 le PPRT.

Dans des milieux naturels protégés

Les élus du FN rappelaient aussi que le site se trouve dans les Dombes au cœur du projet NATURA 2000, au sein des zones ZICO de protection des oiseaux, ZNIEFF zone naturelle d’intérêt pour l’environnement de la faune et de la flore et à proximité de la fondation Pierre Vérots.

Augmentation des nuisances

L’insécurité du site a été démontrée par l’association : état défectueux des clôtures, chutes d’arbres ou végétation non contrôlée (obligation d’absence de toute végétation à moins de 10 m de tous les dépôts), risque d’effets dominos en cas d’accident pourtant signalés par les représentants du CLIC ( Comité Local d’Information et de Concertation) à diverses reprises, concentration des dépôts les plus dangereux regroupés au Nord sur moins de 10 ha. Les élus expliquent qu’on constate une augmentation des nuisances avec des tirs au delà même de la zone de tirs et d’essais et avec l’accroissement des fréquences en parallèle à l’énorme augmentation du stockage. Une possibilité de stockage à 600 tonnes a été évoquée par la presse.

Le groupe FN demande l’organisation d’une table ronde incluant les pouvoirs publics (représentants du Conseil régional, général, municipal), la direction de la société, Chambre de commerce Rhône-Alpes, les représentants des associations de riverains, afin d’envisager les modalités de regroupement des activités des sites de PYRAGRIC à Rillieux et de sa filiale UKOBA à St-Jean-de-Thurigneux pour permettre le développement des sociétés en un site isolé ne présentant pas de risque pour la population avoisinante.

michel.deprost@enviscope.com à partir des éléments communiqués par le Groupe Front National au Conseil Régional.

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feux d'artifice, 14 juillet, 1er Aout, 15 Aout, 31 Décembre

De nouvelles règles pourraient bientôt sécuriser l’usage des feux d’artifice

De nouvelles règles pourraient bientôt sécuriser l’usage des feux d’artifice

Justice et affaires intérieures − 10-04-2013 – 21:58

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© BELGA_AFP_P.MALUKAS

La sécurité des feux d’artifice pourrait bientôt être renforcée, grâce à de nouvelles règles pour un étiquetage plus clair et des instructions dans la langue officielle de l’Etat membre où le produit est mis en vente. Les députés de la commission de la protection des consommateurs se prononceront le 11 avril sur la proposition, qui devrait réduire la paperasserie des entreprises produisant et distribuant les feux d’artifice, et faciliter le suivi par les autorités du commerce de ces produits.

Proposition de loi

Les nouvelles règles, proposées par la Commission européenne, visent à faciliter l’accès au marché tout en améliorant la protection de la vie et de la propriété. Cela se traduit par une harmonisation et un renforcement des règles de sécurité pour les objets pyrotechniques fabriqués ou importés dans l’Union européenne.

Cette législation concerne les feux d’artifice, mais aussi les explosifs utilisés pour les trucages de cinéma ou de théâtre ou encore le générateur de gaz des airbags. Les produits qui respectent les règles de sécurité seront estampillés pour prouver qu’ils sont en ordre, et les producteurs devront conserver la documentation durant 10 ans.

Avantages de ces nouvelles règles

Les étiquettes seront plus claires, et rédigées dans la langue officielle des Etats dans lesquels les produits sont vendus.

Les règles permettront également aux producteurs européens d’améliorer leur procédé de fabrication tout en aidant les autorités à suivre les ventes, comme l’explique Zuzana Roithova, députée démocrate chrétienne tchèque en charge du dossier. « Nos entreprises seront plus compétitives sur le marché mondial si leur qualité est meilleure, et les autorités nationales de surveillance des marchés seront plus à même d’empêcher l’importation de produits dangereux depuis les pays tiers. »

Et ensuite?

La proposition a fait l’objet d’un premier accord avec le Conseil le 19 mars dernier, mais elle doit désormais être formellement adoptée par la commission de protection des consommateurs du Parlement européen. Elle sera ensuite soumise au vote lors de la session plénière de mai. En cas d’adoption, elle devra encore recevoir l’aval du Conseil avant de pouvoir entrer en vigueur.

REF. : 20130405STO07016

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Le groupe F fait parler la poudre

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Mettre le feu à la planète. Une formule qui sent bon la poudre. Pour le Groupe F, fameuse troupe de pyrotechniciens, il s’agit d’une réalité démultipliée. Un exemple : le 31 décembre, les cent quatre-vingts membres du collectif, créé au début des années 1990 et piloté par Christophe Berthonneau, ont allumé au même moment les mèches de quatre feux d’artifice – trois à Dubaï, un à Taipei – pour des réveillons aussi géants que les gratte-ciel qu’ils prenaient d’assaut.

De la pyrotechnie comme le meilleur moyen de parler une langue commune, celle de l’émerveillement, de l’enfance. « Sans compter que c’est toujours un miracle qu’une fusée qu’on n’a jamais testée explose comme on s’y attendait, commente Christophe Berthonneau. C’est tellement fragile, un feu d’artifice ! »

D’un divertissement populaire d’une complexité plus affolante qu’on veut bien le croire, le Groupe F a non seulement conservé les lettres de noblesse mais en a fait l’outil insolite d’une écriture visuelle, d’une dramaturgie spectaculaire, au service d’un monument, d’un territoire ou d’un événement de premier plan.

« Petit peuple de lumière »

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La tour Eiffel, le pont du Gard, la tour de Belem, à Lisbonne, les Jeux olympiques d’Athènes mais aussi la célébration de l’indépendance et la libération au Koweït en 2011, pour ne citer que quelques exemples, ont servi de rampe de lancement à l’imagination du Groupe F, qui a aussi mis en scène des pièces comme Cyrano de Bergerac, à Versailles. « Avant de mettre en oeuvre un feu d’artifice, nous nous imprégnons du lieu pour transfigurer l’espace ou le monument, précise Christophe Berthonneau. Il s’agit d’imaginer une topo-fiction qui l’interprète, le révèle à travers notre interprétation. »

Pour Marseille-Provence 2013, le Groupe F a ouvert toutes les valves de son imagination. Autour du thème de l’eau et de ses multiples usages, une dizaine de lieux – parmi lesquels les calanques à Cassis, les fontaines d’Aix-en-Provence, les canaux de Martigues, l’île méditerranéenne d’If, le golfe de Fos et la grande Bouche-du-Rhône à Port-Saint-Louis-du-Rhône – accueilleront les artificiers et leurs installations.

Intitulés Révélations, ces différents récits pyrotechniques sont conduits par les révélateurs, « petit peuple de lumière », selon la formule de Christophe Berthonneau. « Il est important d’incarner nos feux en leur donnant une échelle humaine, précise-t-il. Nos sources d’inspiration sont souvent basées sur la place de l’homme dans l’espace naturel. Grâce à la présence de ces révélateurs aux costumes luminescents qui apparaissent et disparaissent en marchant sur l’eau ou en franchissant des précipices, les espaces sont contaminés et réveillés par les lumières qui leur donnent sens et profondeur. »

A Arles, Christophe Berthonneau et son équipe ont rêvé autour de tout ce que le Rhône charrie : métaux, animaux, arbres morts et autres débris, déchets, traces de l’humanité emportées et transformées par le fleuve. Entre campagne et ville, activités agricoles et industrielles, c’est tout un pan de l’évolution de la société dont le Groupe F s’empare pour écrire en mille circonvolutions colorées, par des feux d’artifice, des vidéos, une partition musicale signée par le complice de toujours Scott Gibbons. Atout majeur de la nuit, il racontera la saga modeste et héroïque de l’homme en marche. Avec toujours, au coeur de l’histoire, la passion increvable de l’extase visuelle unique procurée par la pyrotechnie. « Le public ne nous choisit pas, rappelle Christophe Berthonneau. Il vient nous voir avec la volonté d’être séduit. »

Sur le Web : www.groupef.com.

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Bordeaux : les feux d’artifices en sursis

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Avec ses feux sur barge, Bordeaux est confrontée au flou des textes en vigueur

La barge remplie de fusées est chargée à Lormont avant d’arriver à Bordeaux-Centre.

- Bordeaux : les feux d'artifices en sursis - Revue de presse des artificiers

Moins de feux d’artifice dans le port de la Lune, en tout cas sous la forme spectaculaire qu’ils avaient jusque-là ? La question est posée. Comme toutes les villes de France, Bordeaux a reçu un rappel à la prudence de la part des autorités compétentes. La réglementation relative aux artifices de divertissement, agréments et spectacles pyrotechniques a été revue en 2010. Il faut absolument la respecter, sous peine de se voir refuser l’autorisation d’organiser l’événement.

Plusieurs feux sont concernés chaque année à Bordeaux. Trois les années impaires (un ou deux lors de Bordeaux fête le fleuve et celui du 14 Juillet), cinq les années paires (quatre lors de Bordeaux fête le vin et celui du 14 Juillet). Un refus serait donc fâcheux et provoquerait un certain émoi au sein de la population.

La Ville de Bordeaux a toujours respecté la réglementation, sans trop savoir cependant si elle était réellement dans les clous car les textes manquent de précision. Le lieu de préparation du feu et le lieu de tir ne doivent faire apparemment qu’un. Or, à Bordeaux et dans la plupart des villes où les feux sont tirés sur l’eau (les communes du bassin d’Arcachon par exemple), il y a deux sites bien distincts.

À Bordeaux, le feu est ainsi préparé, le jour, sur une barge amarrée à Lormont. Soit douze heures de travail. Ce n’est qu’à 22 heures que le plateau flottant bourré de fusées se rend sur la zone de tir. Au milieu du fleuve, face au palais de la Bourse. Cette opération en deux temps permet d’utiliser le plan d’eau toute la journée, ce dernier n’étant pas paralysé par le périmètre de sécurité imposé, un cercle de 329 mètres de diamètre.

« La réglementation en vigueur ne prend pas en compte les feux tirés sur l’eau et leurs particularités », regrette Laurent Maupilé, délégué général de Bordeaux Grands Événements. « Si on nous impose un seul site pour la préparation et le tir, nos fêtes seront compromises ou alors on ne fait plus de feu. On ne peut pas geler tout le plan d’eau dans la journée puisque c’est là qu’ont lieu toutes nos animations. »

« Un réel problème »

Le délégué est d’autant plus gêné par le flou de la réglementation qu’il est aussi adjoint au maire de Lège-Cap-Ferret. « Dans la plupart des villages du Bassin, les feux sont également tirés sur barge. Qu’est-ce qu’on fait là aussi ? »

« C’est un réel problème », confirme Stéphan Delaux, adjoint au maire de Bordeaux. « Il y a des règles de sécurité et nous les avons toujours respectées. Il faut cependant qu’elles demeurent compatibles et ne condamnent toutes les fêtes que la ville organise sur les quais. Nous avons créé une commission de travail pour trouver des solutions. » David Proteau, directeur artistique chez Ruggieri Lacroix, qui crée des feux d’artifice dans le monde entier, participe à la réflexion. « Ce n’est pas simple », reconnaît l’expert. « Les textes ne sont pas suffisamment clairs. On peut les interpréter comme on veut. Il faudrait qu’ils prennent en compte les différents cas de figure. Notre réflexion fera peut-être évoluer les choses. »

Pour cette année, en attendant, la Ville fera un certain nombre de propositions à la préfecture dont probablement celle-ci : un périmètre de sécurité sur la zone de montage, un périmètre flottant autour de la barge en mouvement entre Lormont et le port de la Lune et un périmètre de sécurité sur la zone de tir la nuit venue.

via Bordeaux : les feux d’artifices en sursis – SudOuest.fr.

Des pétards font un mort et quatre blessés graves

Visite présidentielle avant une nuit souvent lourde pour les services d’urgences © reuters.

- Des pétards font un mort et quatre blessés graves - Revue de presse des artificiers

Nouvel An La nuit de la Saint-Sylvestre a été endeuillée par la mort d’un jeune homme due à l’explosion d’un pétard, ainsi que quatre blessés graves dans les mêmes circonstances, a déploré mardi le ministre de l’Intérieur.

Un homme de 43 ans a aussi été grièvement blessé au visage par des fusées en Charente, selon des pompiers et des gendarmes.

Manuel Valls a déploré le décès d’un jeune homme « suite à l’explosion d’un gros mortier » de pétard, et annoncé un bilan de « quatre blessés graves », touchés par le même type d’artifices, normalement « interdits car particulièrement dangereux ».

En Alsace, un homme de 20 ans est ainsi mort mardi matin à l’hôpital de Strasbourg, où il avait été admis après avoir été grièvement blessé au visage peu après minuit par l’explosion d’un pétard, selon le maire de Dorlisheim, où a eu lieu l’accident.

La victime aurait été atteinte par un mortier dont l’allumage a mal fonctionné. « L’accident a eu lieu sur la place du village. Tout le monde tirait des feux d’artifice », a raconté à l’AFP Gilbert Roth, le maire de cette commune de 2.500 habitants.

Parmi les blessés graves figure un autre jeune Alsacien, hospitalisé à Colmar pour un accident similaire, qui se trouvait dans un état critique mardi soir. Et à Lens (Pas-de-calais), un homme de 28 ans a été grièvement blessé à la main après avoir manipulé un engin explosif dans la nuit.

Un homme de 43 ans a été grièvement blessé au visage par des fusées à Saint-Même-les-Carrières (Charente). En début de soirée, son pronostic vital ne semblait plus engagé, selon la gendarmerie, après son opération au CHU de Poitiers.

Dans la région de Strasbourg, les services spécialisés dans la chirurgie de la main ont dénombré en outre une vingtaine d’interventions dues aux pétards de la Saint-Sylvestre. Ce chiffre est pratiquement identique à celui enregistré l’an dernier, en net recul par rapport aux années précédentes.

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