Lacanau : coup de chaud autour du feu d’artifice

feu d'artifice, spectacle pyrotechnique, pyrotechnie, artificier, pyrotechnicienPour le feu d’artifice du 14 juillet, on a encore le temps d’ouvrir grand les yeux… C’est dans six mois ! Il n’empêche qu’à Lacanau, il y a déjà « pétarade » sur le sujet. L’Association pour le Développement économique canaulais (Adec) et l’association des Propriétaires et locataires de Lacanau-océan s’inquiètent déjà de savoir où aura lieu le spectacle pyrotechnique de juillet 2016.

Au mois de décembre dernier, les présidents de ces deux associations avaient envoyé une lettre commune à Laurent Peyrondet, le maire de Lacanau, pour en savoir un peu plus sur ses intentions.

Rappelons qu’en juillet 2015, l’édile avait fait le choix de faire tirer le feu d’artifice à la ville et de supprimer celui de l’Océan, notamment pour des raisons économiques. Ce qui avait eu pour conséquence de provoquer la grogne des commerçants de la station balénaire. Dans le bilan de la saison estivale, le « bouquet » du 14 juillet se combine avec une grosse soirée pour l’ensemble des établissements de la station balnéaire.

« Le choix de la raison »

Dans le courrier adressé à l’élu, c’est d’ailleurs ce que rappellent Justine Chenu, président de l’Adec et Alain Crombez, président de l’Apllo. Tout en évoquant aussi l’aspect sécurité, -iln’est pas idéal de faire converger la foule dans Lacanau-ville et la zone du port-, les présidents plaident pour « le choix de la raison ». En résumé, l’organisation de deux feux d’artifice. L’un à la ville et l’autre à l’océan. Une façon de ne priver personne de ce moment festif. Dans leur courrier, les deux représentants ne manquent pas non plus de préciser que des milliers de touristes se trouvent sur le front de mer au moment du 14 juillet.

Une politique équitable

C’est le 29 janvier que la réponse du maire est parvenue à l’Adec et à l’Apllo. L’édile revient sur le succès qu’a rencontré le feu d’artifice de la Fête Nationale en 2015. « Couplé à la manifestation Jazz ÔLac, des milliers de Canaulais et de touristes ont pu partager un moment de communion comme vous l’escomptez ». Sur l’aspect économique mis en avant par Justine Chenu et Alain Crombez, le maire fixe sa vision des choses.

« Vous évoquez l’impact important sur l’activité de l’ensemble des commerces de la station, mais que dire des commerçant du bourg qui voient passer les flux de touristes toute la saison sans en bénéficier (…). Notre politique se veut volontariste en matière touristique et économique, mais elle se veut aussi homogène et équitable sur l’ensemble de la commune ».

Laurent Peyrondet confirme. « Les feux d’artifice du 14 juillet et du 15 août, répartis de manière complémentaire au lac et à l’océan, permettent de respecter ces principes ». Et pour l’élu, il n’est pas question de deux feux d’artifice le 14 juillet « pour des raisons économiques ». À moins, comme le glisse le maire « que les commerçants cosignataires du courrier en soient à l’initiative ».

Article source: http://www.sudouest.fr/2016/02/06/lacanau-coup-de-chaud-autour-du-feu-d-artifice-2265930-2921.php l'artificier / Feux d'artifice

Accident mortel à Paris : la production de la comédie musicale au tribunal

 Boulevard Victor (XVe), le 8 novembre 2013. Le directeur technique de la comédie musicale « les Amants de la Bastille » est mort après une explosion survenue dans un local du palais des Sport.

Boulevard Victor (XVe), le 8 novembre 2013. Le directeur technique de la comédie musicale « les Amants de la Bastille » est mort après une explosion survenue dans un local du palais des Sport. (LP/Yann Foreix.)

 Ce soir-là, la comédie musicale s’est transformée en film d’horreur. La société d’exploitation du palais des Sports (XVe), la société NTCA, chargée de la production du spectacle « les Amants de la Bastille, 1789 », ainsi que la gérante de sa maison mère, NRJ, comparaissent ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris pour homicide involontaire.

La justice leur reproche d’avoir, le 8 novembre 2013 au palais des Sports de Paris (XVe), causé la mort du directeur technique du spectacle, Marc Toledano, 41 ans. Un professionnel reconnu, père de famille. Trois personnes ont été gravement brûlées et vingt autres plus légèrement atteintes. « Je défends une danseuse et un technicien. Ils souffrent d’acouphènes qui remettent en question leur avenir professionnel et sont, encore aujourd’hui, sujets à des angoisses terribles lorsqu’ils sont en coulisses », détaille Me Jennifer Jeannot

Deux explosions ont retenti

Ce soir-là, vers 17 h 45, Franck Webber reçoit la consigne d’aller découper des plaques de métal pour renforcer la scène du palais des Sports. Le machiniste travaille, avec une disqueuse, dans un local de 4 m2 où se trouve un établi, la seule prise de courant, une machine à café et des explosifs à base de poudre noire, destinés à assurer les effets pyrotechniques de ce spectacle de Dove Attia, Albert Cohen et François Chouquet.

Une première explosion retentit. Franck Webber et un autre technicien, qui se trouvait dans le couloir, sont brûlés. Marc Toledano se rend dans le local envahi de fumée blanche lorsqu’il est surpris par une seconde explosion. Un mur s’effondre. Marc Toledano est gravement touché, sa cage thoracique est enfoncée. Il mourra à l’hôpital des suites de ses blessures.

L’expertise menée par le laboratoire central de la préfecture police a conclu à une imprudence : le machiniste n’aurait jamais dû provoquer des étincelles dans une pièce confinée où était stockée une matière hautement inflammable. Il apparaît que le directeur technique du spectacle n’avait aucune compétence pour gérer de tels produits. Et pour cause : il n’avait reçu aucune formation. Aucune autorisation n’avait d’ailleurs été sollicitée auprès de la préfecture et aucune des normes de sécurité de stockage de la poudre n’a été respectée.

Entendus par les enquêteurs, les dirigeants des entreprises poursuivies ont expliqué que le poste de directeur technique avait été confié à Marc Toledano parce qu’il avait fait ses preuves. En ce qui concerne ses qualifications en matière de pyrotechnie, aucune des personnes interrogées ne se souvient s’en être inquiétée. Les débats s’achèveront dans la soirée et la décision sera mise en délibéré.

Ce soir-là, la comédie musicale s’est transformée en film d’horreur. La société d’exploitation du palais des Sports (XVe), la société NTCA, chargée de la production du spectacle « les…

Article source: http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75015/accident-mortel-a-paris-la-production-de-la-comedie-musicale-au-tribunal-07-02-2016-5523503.php l'artificier / Feux d'artifice

Retrouvez tous les jours l'actualité des feux d'artifice en France. Une revue de presse éditée par pyrotechnie.com et réalisée par l'ensemble des artificiers de la communauté pyrotechnique.