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La Rochelle : un feu d’artifice du 14-Juillet… en ligne

À La Rochelle comme presque partout en France, il n’y aura pas de feu d’artifice du 14-Juillet. Mais les célèbres artificiers Lacroix-Ruggieri ont toutefois concocté un feu d’artifice virtuel qui sera proposé sur le site Internet de la Ville, et relayé sur la page Facebook La Rochelle Ensemble à partir de 22 h 30.

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Un spectacle de plusieurs minutes qu’il sera possible de voir pendant plusieurs jours. Par ailleurs, une cérémonie militaire aura lieu dans le parc Franck-Delmas et débutera par une prise d’armes avec revue des troupes. Puis un hommage sera rendu aux personnels de santé.

Petite singularité à relever : si à Saintes il n’y aura pas de feu d’artifices, le Douhet a maintenu le rendez-vous populaire. Il sera tiré ce lundi 13 juillet à 23 heures.

Article source: https://www.sudouest.fr/charente-maritime/la-rochelle/la-rochelle-un-feu-d-artifice-du-14-juillet-en-ligne-1898703.php

Le père, la mère et l’artifice

De la poudre et des pétards, c’est le programme de ce soir. 9 056 projectiles fendront le ciel de la nuit périgourdine, propulsés par plus de 120 kilos d’explosifs. Pendant 20 minutes, le feu d’artifice de la Fête nationale déploiera ses fontaines de couleurs et ses éventails d’étincelles sur les berges de l’Isle à partir de 23 heures. Aux manettes : une entreprise de Payzac, qui rassemble trois générations d’artificiers périgourdins.

Serge Lasfargeas a repris l’entreprise Auterie-Devaud, transmise par son beau-père. Pour lui et sa femme Christiane, le 14 Juillet est le jour le plus stressant de l’année. « Entre le 13 et le 14, nous organisons plus de soixante feux d’artifice, lâche-t-il, un peu tendu. Nous les préparons depuis janvier. »

Au cours de l’année, l’entreprise familiale organise près de 1 000 feux d’artifice. Elle emploie ponctuellement plus de 80 artificiers, dont le fils des patrons, Fabrice. « Il s’occupe de la composition avec moi et de la mise en musique avec sa mère, explique Serge Lasfargeas. Ce soir (NDLR : hier), il est à Limoges pour organiser le feu d’artifice du 13 juillet. »

Artiste et artisan

À l’intérieur de l’entreprise, il n’y a ni poudre multicolore ni détonateur à manivelle. Les fusées sont fabriquées près de Toulouse par les ingénieurs et les chimistes de l’entreprise ancestrale Lacroix-Ruggieri. Pour une sécurité optimale, les 1 900 kilos de matière active – c’est-à-dire explosive – sont stockés dans un entrepôt sous surveillance. « C’est une obligation légale, précise le patron. Elle n’est pas toujours respectée par certains artificiers, qui nous font de la concurrence déloyale. »

À première vue, l’entreprise Auterie-Devaud ressemble presque à une compagnie d’assurances, si ce n’est la présence de posters représentant des explosions sur chaque mur. Et pour cause : aujourd’hui, les artificiers travaillent tous sur ordinateur. « Tout est réglé à l’avance », décrit Christiane Lasfargeas. En face de deux écrans, l’héritière de l’entreprise écrit une « partition pyrosymphonique » sur de la musique classique. « Ensuite, il n’y a plus qu’à appuyer sur un bouton, et le spectacle se déroule à la demi-seconde près. »

Le métier n’en est pas pour autant devenu mécanique. Artiste et artisan, Serge Lasfargeas « met en scène » des spectacles qui ne se ressemblent jamais. « On ne fait pas de copier-coller, assure-t-il. Chaque spectacle doit être adapté au site en tenant compte de la toile de fond dont nous disposons. » Pour lui, « c’est d’abord une affaire de passion. Il faut connaître le produit et aimer la création. »

60 ans d’explosions

Sur un mur, des gravures du début du siècle représentent les débuts de la pyrotechnie. Créée en 1952, la société aura 60 ans l’année prochaine. « Et c’est loin d’être fini, prédit Christiane Lasfargeas. À 26 ans, notre fils est déjà passionné et il va reprendre le flambeau. »

Il faut dire que l’entreprise marche bien. Auterie-Devaud assure la plupart des spectacles pyrotechniques en Dordogne et dans le Limousin. Ce soir, elle organise notamment les feux d’artifice de Montignac ou de Terrasson où 24 000 projectiles seront accompagnés d’un son et lumière d’envergure. Auparavant, les Lasfargeas ont assuré la fin d’un concert de Yannick Noah, le millénaire de Saint-Front ou le retour d’exil de Mohammed V au Maroc.

La conversation s’interrompt par la visite de Céline Géraud. L’animatrice de télévision et ancienne judoka vient acheter des fusées pour son anniversaire. « L’année dernière, c’était Gérard Jugnot, il adore les feux d’artifice », sourit Serge Lasfargeas.

Ce soir, à Périgueux, le spectacle est assuré par cinq artificiers. Les chefs de tirs s’appellent Christian et Julien. Un père… et son fils.

Article source: https://www.sudouest.fr/2011/07/14/le-pere-la-mere-et-l-artifice-451720-1980.php

La « touche française » brille aussi dans les feux d’artifice


Si la poudre noire a été inventée en Chine et les feux d’artifice en Italie, la France a contribué très largement au développement des arts pyrotechniques, une « touche française » qui fait toujours recette à l’international.

« La France a une très longue histoire avec le feu d’artifice, elle est une des nations qui a apporté le plus de progrès scientifiques en pyrotechnie », explique Pierre Thébault, consultant et président du Syndicat des fabricants d’explosifs, de pyrotechnie et d’artifices (SFEPA).

Co-président du 15e Symposium international des feux d’artifice, qui se tient à Bordeaux du 20 au 25 septembre, il se réjouit que la manifestation soit organisée pour la première fois en France. Au total, 400 professionnels d’une trentaine de pays sont réunis pour partager leurs pratiques et présenter leurs innovations techniques lors de spectacles publics.

La tradition française du feu d’artifice est ancienne: le premier spectacle pyrotechnique à Paris remonte à 1612; en 1739, les frères italiens Ruggieri deviennent les artificiers de Louis XV et se lancent dans d’audacieuses innovations; plus tard, les chimistes Antoine Lavoisier (1743-1794) et Claude-Louis Berthollet (1748-1822) contribuent à la mise au point des feux colorés…

Autre facteur majeur, la tradition liée au 14 juillet, décrété en 1880 fête nationale devant être fêtée « avec largesse ». « Un gros marché est né et la profession d’artificier s’est beaucoup développée », explique Pierre Thébault.

Résultat, la France reste le plus gros marché en Europe. Leader sur le continent, l’entreprise Lacroix-Ruggieri —- produit de la fusion, en 1998, de deux champions français — tire 60% de son chiffre d’affaires annuel (30 millions d’euros) des 13 et 14 juillet.

Mais si la production de matériel pyrotechnique résiste en Espagne, en Italie et au Portugal, elle s’est réduite depuis les années 2000 à la portion congrue en France. Les artificiers se fournissent en majorité en Chine, à Liuyang (centre-ouest), devenue capitale mondiale de la production. Les sociétés chinoises sont d’ailleurs présentes en force au symposium.

– Conception théâtrale –

Reste alors la créativité, d’autant que les spectacles pyrotechniques, largement assistés par l’informatique depuis vingt ans, associent désormais bandes-son, lasers, projections d’images et offrent une précision inédite.

« Les Français sont particulièrement reconnus pour la conception de grands feux d’artifice », confirme Jean-Michel Dambielle, directeur opérationnel de Lacroix-Ruggieri, qui, depuis 2008, a ouvert sept filiales à l’étranger, dont une en Chine et trois aux Emirats Arabes Unis. « Il y a au Moyen-Orient et en Asie une volonté d’augmenter l’attractivité touristique. Ce sont des marchés porteurs », constate le responsable, qui vise aussi le « frémissant » marché sud-américain.

Basée près de Toulouse, Lacroix-Ruggieri, qui emploie une cinquantaine de salariés permanents, a ainsi assuré la réalisation du gigantesque spectacle du 31 décembre 2014 à Dubaï: « Plus de 200 personnes ont travaillé, nos artificiers ont été trois mois sur zone, avec l’illumination de la tour Burj Khalifa, la tour la plus haute du monde (828 m) et 56 buildings autour », précise Jean-Michel Dambielle.

Après avoir réussi à creuser son sillon en France avec des spectacles thématiques, Planète Artifices, fondée en 1988 en Vendée, tend elle aussi à se développer à l’international: « Nos spectacles, qui s’attachent à raconter des histoires, sont un vrai atout », souligne Jacques Couturier, fondateur de la société qui compte 25 permanents et a assuré le feu d’artifice des noces du Prince Albert de Monaco en 2012. Lauréat de nombreux prix internationaux, son fils, Joseph Couturier, revendique une inspiration tirée des arts vivants. « Lorsque j’ai présenté à Liuyang un spectacle inspiré de +La Petite Sirène+ d’Andersen, avec les textes traduits en chinois, cela a beaucoup plu alors que le public local est blasé », explique le concepteur de 37 ans, qui a ensuite oeuvré à plusieurs reprises pour un gros artificier chinois.

« Les Espagnols travaillent beaucoup sur le rythme et les couleurs, les Italiens sur le crescendo, les Français proposent des choses plus théâtrales, avec une thématique tenue jusqu’au bout », confirme Martyne Gagnon, directrice de L’international des feux Loto-Québec de Montréal, un des trois plus grands festivals mondiaux avec Monaco et Macau. « C’est toujours très recherché », témoigne cette spécialiste, dont le festival a accueilli 26 spectacles français depuis 1985.

23/09/2015 12:23:55 – Bordeaux (AFP) – Par Jordane BERTRAND – © 2015 AFP


Article source: https://www.lepoint.fr/societe/la-touche-francaise-brille-aussi-dans-les-feux-d-artifice-23-09-2015-1967238_23.php

La « touche française » brille aussi dans les feux d’artifice

feu d'artifice

Si la poudre noire a été inventée en Chine et les feux d’artifice en Italie, la France a contribué très largement au développement des arts pyrotechniques, une « touche française » qui fait toujours recette à l’international.

« La France a une très longue histoire avec le feu d’artifice, elle est une des nations qui a apporté le plus de progrès scientifiques en pyrotechnie », explique Pierre Thébault, consultant et président du Syndicat des fabricants d’explosifs, de pyrotechnie et d’artifices (SFEPA).

Co-président du 15e Symposium international des feux d’artifice, qui se tient à Bordeaux du 20 au 25 septembre, il se réjouit que la manifestation soit organisée pour la première fois en France. Au total, 400 professionnels d’une trentaine de pays sont réunis pour partager leurs pratiques et présenter leurs innovations techniques lors de spectacles publics.

La tradition française du feu d’artifice est ancienne: le premier spectacle pyrotechnique à Paris remonte à 1612; en 1739, les frères italiens Ruggieri deviennent les artificiers de Louis XV et se lancent dans d’audacieuses innovations; plus tard, les chimistes Antoine Lavoisier (1743-1794) et Claude-Louis Berthollet (1748-1822) contribuent à la mise au point des feux colorés…

Autre facteur majeur, la tradition liée au 14 juillet, décrété en 1880 fête nationale devant être fêtée « avec largesse ». « Un gros marché est né et la profession d’artificier s’est beaucoup développée », explique Pierre Thébault.

Résultat, la France reste le plus gros marché en Europe. Leader sur le continent, l’entreprise Lacroix-Ruggieri —- produit de la fusion, en 1998, de deux champions français — tire 60% de son chiffre d’affaires annuel (30 millions d’euros) des 13 et 14 juillet.

Mais si la production de matériel pyrotechnique résiste en Espagne, en Italie et au Portugal, elle s’est réduite depuis les années 2000 à la portion congrue en France. Les artificiers se fournissent en majorité en Chine, à Liuyang (centre-ouest), devenue capitale mondiale de la production. Les sociétés chinoises sont d’ailleurs présentes en force au symposium.

– Conception théâtrale –

Reste alors la créativité, d’autant que les spectacles pyrotechniques, largement assistés par l’informatique depuis vingt ans, associent désormais bandes-son, lasers, projections d’images et offrent une précision inédite.

« Les Français sont particulièrement reconnus pour la conception de grands feux d’artifice », confirme Jean-Michel Dambielle, directeur opérationnel de Lacroix-Ruggieri, qui, depuis 2008, a ouvert sept filiales à l’étranger, dont une en Chine et trois aux Emirats Arabes Unis. « Il y a au Moyen-Orient et en Asie une volonté d’augmenter l’attractivité touristique. Ce sont des marchés porteurs », constate le responsable, qui vise aussi le « frémissant » marché sud-américain.

Basée près de Toulouse, Lacroix-Ruggieri, qui emploie une cinquantaine de salariés permanents, a ainsi assuré la réalisation du gigantesque spectacle du 31 décembre 2014 à Dubaï: « Plus de 200 personnes ont travaillé, nos artificiers ont été trois mois sur zone, avec l’illumination de la tour Burj Khalifa, la tour la plus haute du monde (828 m) et 56 buildings autour », précise Jean-Michel Dambielle.

Après avoir réussi à creuser son sillon en France avec des spectacles thématiques, Planète Artifices, fondée en 1988 en Vendée, tend elle aussi à se développer à l’international: « Nos spectacles, qui s’attachent à raconter des histoires, sont un vrai atout », souligne Jacques Couturier, fondateur de la société qui compte 25 permanents et a assuré le feu d’artifice des noces du Prince Albert de Monaco en 2012. Lauréat de nombreux prix internationaux, son fils, Joseph Couturier, revendique une inspiration tirée des arts vivants. « Lorsque j’ai présenté à Liuyang un spectacle inspiré de +La Petite Sirène+ d’Andersen, avec les textes traduits en chinois, cela a beaucoup plu alors que le public local est blasé », explique le concepteur de 37 ans, qui a ensuite oeuvré à plusieurs reprises pour un gros artificier chinois.

« Les Espagnols travaillent beaucoup sur le rythme et les couleurs, les Italiens sur le crescendo, les Français proposent des choses plus théâtrales, avec une thématique tenue jusqu’au bout », confirme Martyne Gagnon, directrice de L’international des feux Loto-Québec de Montréal, un des trois plus grands festivals mondiaux avec Monaco et Macau. « C’est toujours très recherché », témoigne cette spécialiste, dont le festival a accueilli 26 spectacles français depuis 1985.

Article source: https://www.rtl.be/info/monde/economie/la-touche-francaise-brille-aussi-dans-les-feux-d-artifice-756580.aspx

90 % d’annulations : année noire pour les artificiers

Jean-Michel Dambielle

Directeur général opérationnel de Ruggieri, filiale du groupe toulousain Etienne-Lacroix.

Ce 14-Juillet, les feux d’artifice seront quasiment absents du ciel. Quel état des lieux dressez-vous pour votre groupe, leader du secteur ?

Pour resituer ce sinistre sans précédent dans notre activité, il faut rappeler quelques chiffres. Spécialiste de la pyrotechnie, le groupe Etienne-Lacroix a plusieurs branches : le transport des matières dangereuses, la défense avec, entre autres, les leurres thermiques pour l’aéronautique militaire, l’industrie de systèmes pyrotechniques comme les explosifs pour déclencher les avalanches, par exemple et, donc, Ruggieri pour les feux d’artifice. Au total, Etienne Lacroix pèse 130 à 140 M€ de CA selon les années et emploie 800 personnes. Les spectacles pyrotechniques Ruggieri représentent, eux, en moyenne, 30 M€ et 50 personnes travaillent à l’année sur notre plate-forme logistique de Haute-Garonne. L’effectif y double d’avril à juillet tandis que nous avons 200 artificiers sous contrat durant la durée des grands chantiers comme Carcassonne et Toulouse. Mais si l’on ajoute à cela notre réseau de 20 concessionnaires ayant chacun 200 artificiers aussi, ce sont plus de 4 000 personnes qui manipulent nos produits, sachant que pour les seuls 13 et 14 juillet, on a environ 4 000 feux d’artifice entre maison-mère et concessionnaires. Avec 90 % d’annulations, 2 020 sera donc une année noire pour les artificiers, 80 % de nos salariés étant en chômage partiel tandis que nous restons dans l’expectative pour nombre d’événements internationaux.

C’est-à-dire ?

Au-delà de Toulouse ou de Carcassonne et de l’Europe, l’été, nous travaillons aussi beaucoup avec les pays du Golfe et de l’Asie, d’octobre à février, le pic étant le réveillon du 31 décembre. Cette année, nous sommes ainsi en lices pour la tour Burj-Khalifa, la plus haute tour du monde, mais compte tenu de l’incertitude liée à une éventuelle deuxième vague du Covid-19, Dubaï attend pour confirmer les commandes et ils ne sont pas les seuls dans cette situation.

Pour en revenir à ces 90 % d’annulations enregistrées… Nombre de petites communes sont en dessous du seuil de 5 000 spectateurs retenu comme jauge maximale. Comment l’expliquez-vous ?

Depuis le début de cette crise du Covid, nous sommes régulièrement face à des situations paradoxales et une disparité de décisions sur le territoire national… Le maintien du feu d’artifice du 14-Juillet a Paris ou l’autorisation de plus de feux d’artifice dans l’Est et le Nord-Est de la France – zones pourtant les plus touchées par l’épidémie- qu’en Occitanie, où nous n’en aurons a priori qu’un seul en Haute-Garonne, en sont des exemples. Les mesures sanitaires liées à la pandémie et le fait que les maires aient dû prendre des décisions entre les deux tours, alors qu’ils n’étaient pas réélus, a bien sûr joué, tout comme les images de la fête de la Musique à Paris ont entraîné une cascade d’annulations. Principe de précaution : beaucoup d’élus ont annulé d’eux-mêmes sans même déposer un dossier de demande d’autorisation en préfecture. Mais de notre côté, nous avions aussi fait des propositions à nos clients pour tirer ces feux de points hauts afin de pouvoir répartir les spectateurs sur des sites permettant le respect des gestes barrière. Or même pour les petits villages, des préfets ont demandé aux maires de s’abstenir. C’est vraiment dommage, car nombre de communes voulaient « leur » feu.

Chômage partiel, CA qui risque de chuter à 3 M€… Au-delà, les savoir-faire sont-ils aussi menacés ?

C’est une vraie question. Pour conserver leur certificat d’aptitude, les artificiers ont un certain nombre de feux à tirer dans l’année. Nous sommes donc en discussion pour obtenir leur prorogation.

Article source: https://www.nrpyrenees.fr/2020/07/13/90-dannulations-annee-noire-pour-les-artificiers-8977418.php